Cinéma soviétique – 20 ans après, juste avant la chute :: Samedi 14 novembre à 20h

Pour terminer notre cycle consacré au cinéma soviétique des années 60, nous avons décidé de montrer des films postérieurs réalisés par les cinéastes emblématiques de cette période. « Du passage du temps et de l’histoire sur des créateurs ».
Ce samedi 14 novembre, nous vous proposons Le sacrifice de Andreï Tarkovski.

 

Samedi 14 novembre à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Le sacrifice
Andreï Tarkovski – 1986, RU/Suède/France, 2h30, VOstFR

Alexandre, ancien acteur, critique et dramaturge, vit retiré du monde dans une île, avec sa femme, sa fille et son jeune fils. Alexandre est allé avec son fils « Petit garçon » – momentanément muet à la suite d’une opération à la gorge – planter un arbre mort qu’ils arrosent suivant une tradition religieuse. C’est le jour de l’anniversaire de l’écrivain. Sa famille l’entoure, cadeaux, télégrammes de félicitations. Et puis…
Des bruits d’avion, la maison qui tremble, le noir et blanc qui succède à la couleur. Rêve ou guerre atomique ? En tous cas, le monde est comme éteint. Et Alexandre va chercher à rédimer ce monde.

« L’idée de réaliser Le Sacrifice est née bien avant que je ne commence à concevoir Nostalghia. Mes premières ébauches, mes premières notes et lignes incohérentes, remontent à l’époque où je vivais encore en Union soviétique. Le film devait avoir pour sujet le destin d’Alexandre, un homme qui était frappé d’une maladie incurable, mais qui guérissait grâce à la nuit qu’il passait au lit avec une sorcière. Depuis ces temps lointains, et surtout au cours de la pénible phase de l’élaboration du scénario, je n’ai cessé d’être préoccupé par l’idée de l’équilibre, du don de soi, du sacrifice, par le yin et le yang de l’amour et de l’individu. Tout cela était devenu une partie intégrante de mon être […]. Pourquoi personne ne veut-il comprendre que l’amour ne peut être que réciproque ? […] Aimer sans tout donner n’est pas aimer. » Andreï Tarkovski, dans Le temps scellé.

Au premier tournage de l’incendie de la maison, la caméra est tombée en panne. Tarkovski fit reconstruire la maison en un temps record. Il retourna l’incendie, jusqu’à épuisement de la pellicule dans les chargeurs des caméras. A la fin de cette deuxième prise, tout le monde sur le plateau a fondu en larmes.

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:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec l’adhésion annuelle
3€ la séance avec l’adhésion de soutien
2€ pour les enfants et séances du mercredi

adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

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