« En quête de cinéma » avec Le voyage d’un filmeur dans sa ville : Marseille :: Mercredi 7 octobre à partir de 20h

L’émission de radio En quête de cinéma diffusée sur Radio Galère revient avec un réalisateur invité : François Billaud. En direct à la radio lundi 5 octobre à 21h, il propose de nous montrer les premiers fragments de son aventure filmique commencée en 2002, toujours en chantier, et qui devrait compter autours de 400 fragments : « fragments épars d’une intensité sur place« .

 

Mercredi 7 octobre à partir de 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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En présence du réalisateur François Billaud

Entrée en libre accès

adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

Les « fragments épars » sont le journal vidéo d’un voyageur dans Marseille. Cet homme à la caméra part en quête de visions dans la ville. Son approche est empirique et passe par une improvisation continuelle. Dans sa passion du réel, il revient incessamment sur le même lieu, une zone de frottement entre la ville et la mer. Au sein de ce territoire perturbé par un chantier de construction, il trace un cheminement au fil du hasard et des rencontres, et se laisse progressivement ravir par l’énigmatique appel du temps qui maintient l’expérience vive, instable, ouverte…

Cet essai filmique entrecroise le cinéma expérimental, le documentaire et la fiction.
Il se présente sous la forme d’un triptyque composé d’une série de fragments.

 

20h
:: Fragments épars d’une intensité sur place / fragments #01- #21
François Billaud – France, 2009,  1h27

22h
:: Fragments épars d’une intensité sur place / fragments #22-#29
François Billaud – France, 2009,  1h16

Tout commence par un jour de grand mistral au printemps 2002 ; il sort de son bureau de travail ; Il veut aller voir la mer ; il prend la ligne de bus 83 et descend à cette première zone de frottement entre la ville et la mer, à l’arrêt Catalan au tout début de la corniche ; il se réfugie immédiatement sous l’abri bus pour se protéger du vent et des embruns, et tombe abruptement sur des mirages : l’abri bus couplé à sa machine de vision est un formidable transformateur de perceptions. Fasciné, il décide de revenir à ce même endroit le lendemain, mais cette fois pour affronter de face le mistral qui persiste… Il reste affolé, dépassé, débordé ; tout c’est passé trop vite, trop intensément, trop « hallucinément » ; il faut revenir pour prendre le temps de regarder l’espace, les mouvements, les circulations, les corps … Sa position de repli est toujours son bureau d’où il est parti la première fois ; c’est là qu’il écrit, note, archive, monte les images et les sons au fur et à mesure…c’est là qu’il recompose son exploration du dehors ; c’est de là qu’il repart à nouveau dans sa conquête.

Il redescend donc à ce même arrêt bus quelques jours plus tard sous un grand calme ; tout a changé ; nous sommes en juin, l’été approche… Il commence à explorer ce fragment urbain en friche pris entre la mer et la falaise Samatan. Au cœur de cette zone de gros engins s’activent à niveler la terre : sur l’emplacement de l’ancien dépôt de la RTM est programmée la construction d’une résidence haut standing, dans ce quartier encore populaire du début de la corniche. Voilà quelque chose qui commence en même temps que son voyage. Il décide de revenir autour de ce chantier pour en suivre les étapes au lieu de s’aventurer partout dans la ville démesurée. C’est ainsi qu’il renouvelle sa présence dans ce quartier jusqu’à la fin du chantier… et au delà…

Se trouvant sur cette ligne imprévisible du temps en devenir, il rencontre plein de situations qui ne cessent de le capter, de le détourner, de le ravir ; la surprise, l’urgence, l’aléatoire, le hasard, la gratuité de la situation, le non-sens, la répétition, les coïncidences, les synchronicités, l’attente, l’intuition, les occasions saisies ou manquées… forment l’expérience quotidienne du voyageur; dès lors tout est sur le point de basculer dans une chaîne narrative, une intrigue, un suspense. Que va-t-il lui arriver ? Que va-t-il rencontrer de nouveau ? Pourtant rien n’y bascule vraiment car son action est simplement d’être là, de témoigner de l’instant, et de revenir à la lumière, à l’espace, aux rythmes, aux gestes et aux mouvements des corps … C’est un voyageur qui s’attarde dans la vision, qu’il propose comme expérience. Mais que cherche-t-il dans tout cela…?

Sa quête devient alors comment croire au monde et au cinéma, comment croire en des possibilités de vies, de perceptions et de sensations qui ne trouvent pas leur place dans nos temps sociaux organisés, planifiés : Est-il encore possible de se perdre dans le temps ?… Le voyageur décide de prendre tout le temps nécessaire pour expérimenter cette perte et cette rencontre du temps. Comment habiter le monde ? est la question qui lui vient du monde, du dehors qui le force à sentir et penser et qui ne cesse de relancer son voyage…

 

:: Le partenaire de programmation
Production, influences, fabrication, outils, diffusion, économies, organisation, politique… où comment des cinéastes vivent et défendent « un » cinéma.
L’émission « En quête de cinéma » c’est une mosaïque de rencontres et de témoignages proposée par Lo Thivolle, Fabrice Coppin, Philip Cartelli et David Yon, le premier lundi tous les deux mois, 21H30-23H sur Radio Galère, 88.4 FM, Marseille.

:: Les séances précédentes proposées par En quête de cinéma au Videodrome 2
> « En quête de cinéma » invite les réalisateurs de Babylon (Grand Prix FID 2012) :: Mardi 2 juin à 20h30
> Politiquement si simple ! Carte blanche au collectif 360° et même plus :: Mardi 7 avril à 20h

 

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