NewsReel, un cinéma de combat : par Primiviti dans le cadre du DSML :: Jeudi 5 mai de 15h à 18h

Créé en 1967 à New York, le Collectif Newsreel (que l’on peut traduire par Actualités Cinématographiques) a produit durant plusieurs années un cinéma de combat, inscrit dans les luttes anti-militaristes, anti-racistes ou féministes. Il avait pour intention de redonner vie aux actualités cinématographiques sur un mode contestataire. Plus d’une centaine de personnes y ont participé, et environ soixante films ont été produits en cinq ans. Le collectif 360° et même plus nous propose une plongée dans l’histoire des Newsreel et leur travail.


Jeudi 5 mai de 15h à 18h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Entrée à prix libre

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

 

Une rencontre, des extraits, une plongée dans l’histoire d’un cinéma de combat accompagnée par le collectif marseillais 360° et même plus

Newsreel était une agence cinématographique alternative fondée aux États-Unis dans les années 1960. En 1967, aux États-Unis, des collectifs de cinéastes, dont Robert Kramer et Allan Siegel, se rencontrent lors de la grande manifestation de protestation contre la guerre du Viêt Nam, dite manifestation du Pentagone. Ensemble, ils décident de fonder l’agence Newsreel, pour produire de l’information par les images, contre la télévision perçue comme voix de l’oppression. Pendant les années qui suivent, ils vont filmer les luttes de libération, de l’émancipation des minorités – apportant leur soutien aux Black Panthers – à la décolonisation. Ils inventent un langage cinématographique et assument la diffusion de leurs films comme forme de la guérilla urbaine. Plus de cinquante films auront été produits par le collectif Newsreel, rappelle Robert Kramer, qui déclarait dans les années 1990:

« C’est autour de l’axe individualisme contre communauté que s’est fondé tout mon travail. En Europe, il y a toujours un rôle pour l’artiste. Mais pour nous, le mouvement du Newsreel­, très politisés, s’appeler « artiste » c’était s’appeler enculé. Pourtant, même dans ces contextes où tout le monde disait On ne fait plus les choses seul, je me rendais compte que je n’étais jamais dans une position confortable en faisant des films au sein de groupes. Même si j’ai appartenu pendant quatre ans à une organisation comme le Newsreel, qui a fait une cinquantaine de films, j’ai très peu tourné. »

 

Qu’est ce que le Doctorat Sauvage en Média Libre ?
Près 15 ans d’existence de téloche de rue, la production de films courts d’actualité politique et sociale, des projections par kilos, un long métrage documentaire sorti en salles La fête est finie, des centaines d’articles sur son site, la participation à tout un tas de coordinations de collectifs de médias libres et de cinéma, Primitivi cherche à mettre un peu de théorie dans la pratique, à questionner sa place, son rôle et ses mots, et imagine un dispositif de recherche-action qui mêlerait formation/production/diffusion pour poser les bases d’une télévision populaire !

Le  D.S.M.L., c’est :
•  Un cycle de conférences/rencontres/Workshops qui donnent des billes théoriques pour déconstruire les formes anciennes.
•  Une formation continue à l’usage des membres de Primitivi et des sessions de formation ouvertes à de nouveaux participants.
•  Des réalisations collectives de contenus.
•  Une expérimentation continue des modes de diffusion : projections de rue, dispositifs mobiles de captation, collages de rue.

 

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