Danse et cinéma #6 :: Samedi 4 juin à partir de 20h00


Pour continuer la danse, la soirée de clôture de ce cycle « danse et cinéma » prendra la forme d’un nouveau début, avec l’ouverture du Festival de Marseille – danse et arts multiples. Nous vous donnons rendez-vous sur le toit du Corbusier, à la Cité Radieuse, pour une projection en plein-air.


Samedi 4 juin 
à partir de 20h00
La Cité Radieuse, 280 boulevard Michelet, 13008 Marseille

Entrée libre

Réservation auprès du Festival de Marseille : 04 91 99 00 20

 

:: Pourvu qu’on ait l’ivresse
Jean-Daniel Pollet – 1958, France, 20 min
Dans un dancing, un jeune homme timide observe les jolies filles. Il cherche à se donner une contenance, enviant l’audace des autres garçons. La gaucherie ou l’aisance des danseurs, les hésitations des dragueurs, le bonheur des couples évoluant sur les rythmes à la mode, l’ambiance de fête et de dérision du dancing, sont filmés avec humour et sensibilité sans commentaire ni dialogue.

Ayant en tête de filmer l’ennui le dimanche, Jean-Daniel Pollet promène sa caméra dans les dancings de banlieue, en bord de Marne. En visionnant les rushes, il tombe en arrêt devant une face lunaire et une silhouette frêle et hésitante. Il s’agit de Claude Melki, jeune titi parisien, juif originaire d’Afrique du Nord, assistant tailleur dans le Sentier, qui deviendra son acteur fétiche.
Dans les courts-métrages de Pollet, le dancing apparaît comme le lieu d’une lutte pour l’espace, où se développent des stratégies spatiales et territoriales avec l’idée de venir au centre (la piste), sans cesse désamorcée et mise en échec. L’idée de séduire et d’inviter une demoiselle à danser, manière indirecte de rejoindre le centre et la norme, obéissent à la même logique.
En mars 1959, Jean-Luc Godard écrit dans Les Cahiers du cinéma que Pourvu qu’on ait l’ivresse emprunte « la même tendresse que Raymond Queneau » mais aussi « la même férocité que Jean Vigo ».

 

:: Véronique Doisneau
Jérome Bel et Pierre Dupouey – 2005, France, 37 min, VF
Véronique Doisneau est né de la rencontre entre deux univers, celui de Jérôme Bel, chorégraphe iconoclaste, « concepteur », et celui du berceau de la danse classique, le Ballet de l’Opéra national de Paris. L’œuvre, qui s’inscrit en décalage avec le répertoire, est un vibrant hommage rendu à l’ensemble des danseurs de la Compagnie. Pour répondre à l’invitation de Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse à l’Opéra, Jérôme Bel a assisté pendant deux ans aux productions chorégraphiques programmées au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille. De la découverte de ce monde, il a souhaité mettre en lumière non pas les Étoiles ou les Premiers Danseurs mais donner la parole à un artiste du Corps de Ballet qui, dans l’ombre du spectacle, participe pleinement à son éclat. Il a pour cela élaboré un dispositif permettant à l’un d’entre eux de s’engager artistiquement envers le public. À la manière d’un autoportrait, Véronique Doisneau, Sujet dans la hiérarchie du Ballet, à un an de son départ du Ballet au moment de la création de la pièce, évoque ainsi sa condition de danseuse, confie sans pathos et souvent avec humour ses préférences, les moments qui l’ont fait souffrir, ceux qui l’ont emplie de joie, sa réalité…

La pièce, créée au Palais Garnier en septembre 2004, est un moment fort qui éclaire sous un autre jour le quotidien des danseurs et permet au public de découvrir une facette de leur travail et de leur engagement.

La pièce Gala de Jérome Bel sera présentée le mardi 5 juillet et le mercredi 6 juillet au Théâtre de la Criée, dans le cadre du Festival de Marseille.

 

:: À propos du partenaire de programmation
Le Festival de Marseille – danse et arts multiples
 affiche, depuis sa création en 1996, grands noms de la création internationale et artistes émergents. Au cœur de sa programmation la danse, que croisent le théâtre, la musique et les arts visuels.
Festival nomade mais résolument ancré dans sa ville, il investit chaque année, dès le début de l’été, de nouveaux lieux, emblématiques et parfois inattendus.
Engagé dans une véritable démarche citoyenne, le Festival a fait de l’accès à la culture pour tous l’une de ses priorités. Au fil de ses 20 ans, il a multiplié les dialogues et les rencontres et a renforcé d’année en année ses partenariats avec les structures majeures et événements phares de son territoire, mais aussi sur le plan national et international.
Le Festival propose, dans le prolongement de sa programmation, une série de rencontres et d’ateliers s’inscrivant au cœur de la ville et de ses habitants.
Une nouvelle étape s’annonce pour le Festival de Marseille avec l’arrivée de Jan Goossens qui signe la programmation de l’édition 2016. Nommé directeur artistique du Festival de Marseille en mai 2015, il a pris ses fonctions en septembre dernier, succédant ainsi à Apolline Quintrand, directrice-fondatrice de la manifestation ; il en deviendra le directeur général après cette 21e édition.

L’édition 2016 aura lieu du 24 juin au 19 juillet.

> Voir toutes les séances du cycle « Danse et Cinéma » au Videodrome 2


:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

> Voir toutes les séances cinéma

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