Regards sur le cinéma iranien :: Sang et Or :: Mercredi 25 mai à 20h30



Du mardi 24 mai au dimanche 29 mai 2016, Videodrome 2 et le Gyptis vous proposent de concert un ticket pour l’Iran. Le cinéma iranien est un cinéma paradoxal, contraint pour une part à évoluer à la marge dans son propre pays et à chercher la reconnaissance internationale. Il est l’un des plus reconnus au monde. Nous proposons une traversée pour rencontrer quelques chef d’œuvres de ces grands noms dont Jafar Panahi avec Sang et Or, portrait emprunt de mystère et de poésie sur fond de lutte des classes. Sang et or n’a jamais été distribué dans les cinémas iraniens, considéré comme trop sombre. Avant cette censure, le long-métrage était censé être le réprésentant de son pays pour l’Oscar 2003 du Meilleur film étranger, mais sa non-distribution en salles l’empêcha de concourir.

 

Mercredi 25  mai à 20h30
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille

Une programmation croisée avec Le Gyptis

Une séance en collaboration avec Cinépage et animée par Azita Hempartian, spécialiste de la littérature perse (traductrice littéraire)

Sang et Or
Jafar Panahi – 2004, Iran, 1h37, VOstFR

 L’Iran de nos jours. Hussein est livreur de pizzas à Téhéran, mais ne manifeste guère d’enthousiasme à l’égard de ce métier. Las de cette vie routinière, un jour, avec l’aide d’un collègue de travail, il entreprend de braquer une bijouterie très chic d’un quartier de Téhéran.

C’est lors d’une discussion avec son ami Abbas Kiarostami que Jafar Panahi a eu l’idée de réaliser Sang et or. Il raconte : « Il m’a raconté un fait divers qu’il venait de lire dans le journal : un cambrioleur s’était trouvé piégé par le système de sécurité d’une bijouterie et avait fini par tuer le bijoutier avant de se donner la mort. Cette histoire m’a obsédé. Je me suis interrogé sur les raisons qui pouvaient pousser un être humain à cette extrémité. »

Les comédiens de Sang et or sont non-professionnels. Pour le réalisateur Jafar Panahi, utiliser des acteurs connus tuerait le type de cinéma qu’il affectionne. Mais « diriger des acteurs non-professionnels demande plus de travail, car il est faux de croire que ces acteurs sont les personnages. Leur sélection ne tient compte que de leur physique et de ce qui s’en dégage. Il s’agit par la suite de faire rentrer le personnage dasn cette enveloppe. »

« Sang et or est parti d’un fait divers, un jeune homme qui s’est suicidé suite à un cambriolage. Un cambriolage, c’est banal : ce qui m’intéressait, c’est le pourquoi du cambriolage et du suicide. J’ai placé la scène du braquage au début, pour que la question de la progression du film soit tout de suite réglée et que le spectateur se concentre sur le pourquoi. On a essayé de laisser le film ouvert pour permettre au spectateur de s’y projeter et de l’interpréter librement. Mais c’est vrai qu’à travers le personnage d’Hussein, il y a un état des lieux de toutes les limitations, économiques, sociales, que le système impose. Ce que subit Hussein est partagé par une bonne partie de la population. Hussein n’est pas un voleur, son combat n’est pas une affaire d’argent. Il veut réparer une humiliation. Son seul bien, c’est sa fierté, son honneur. »
Jafar Panahi

 

Regards sur le cinéma iranien

Voir toutes les séances du cycle « Regards sur l’Iran » à Videodrome 2

 

:: Le partenaire de programmation
Créée en 1997 par un groupe de passionnés du cinéma, l’association Cinépage propose des activités autour de l’image animée : ciné-club mensuel, journées de formation, séances spéciales, et organise chaque année les Rencontres du Cinéma Européen. Du 22 au 30 janvier, entre films-culte et raretés, les Rencontres 2016 permettront de voir ou de revoir 13 films emblématiques des années 60 – 70. Les uns ouvertement politiques, les autres utilisant la satire, la farce ou l’ironie pour mieux dénoncer les scandales, les injustices, les petits arrangements entre amis et les abus de pouvoir.
Une rétrospective à la fois forte et jubilatoire dans laquelle viennent se glisser quelques films récents, eux aussi adeptes de « l’indignation à l’italienne ». Les Rencontres feront escale à l’Alcazar, aux Variétés, à l’Institut Culturel Italien et au Videodrome 2.

> Voir toutes les séances proposées par Cinépage

 

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

> Voir toutes les séances cinéma

 

Publicités