Un écrivain, un film: Hervé Guibert, la pudeur ou l’impudeur : Vendredi 13 mai à 20h30


Nous proposons, du 10 au 15 mai, de voir les films uniques d’écrivains : Giono, Genet, Guibert, Brecht, Beckett
Aprés Beckett et Genet Voici La pudeur ou l’impudeur d’Hervé Guibert.

 

 

Vendredi 13 mai à 20h30
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille

 

La pudeur ou l’impudeur
Hervé Guibert – 1992, France, 62 min
Hervé Guibert met en scène les derniers moments de sa vie en utilisant des images de son quotidien de malade du sida. Les séquences sont tournées dans son appartement (dans sa chambre à coucher, sa salle de bains, ses toilettes), chez ses grand-tantes, en milieu hospitalier (lors d’une biopsie, lors d’un suivi médical) et sur l’île d’Elbe. Des entretiens avec des proches ponctuent le film. Le film mêle des images d’une grande dureté et des images poétiques. Dans Le Protocole compassionnel, Hervé Guibert écrit « Je crois que nous venons de tourner un des documentaires les plus bizarres qui soient ».

Bien qu’achevé en février 1991, le film ne sera diffusé à la télévision que le 30 janvier 1992. Le contexte épidémique, période de grande mortalité due au sida (4 000 morts par an en 1991), l’image de la dégradation physique du jeune écrivain, la qualité testamentaire du film expliquent en partie les réticences à la diffusion.

Hervé Guibert, qui rêve de cinéma depuis toujours, se voit proposer un budget, une caméra, par Pascale Breugnot de TF1, pour tourner un film sur lui, qu’il réalise entre juin 1990 et avril 1991. Très intimiste, ce film se veut une radicalisation de son écriture. Tout dire et tout montrer, disait-il (annoncé déjà dans : La Mort propagande, en 1977), décidant ici de nous faire partager quotidiennement sa propre lutte contre la maladie, le corps faiblissant, la mort, jusqu’à la mise en scène de son propre suicide, des suites duquel il finit par mourir le 27 décembre 1991. Il disait: «Le sida m’a permis de radicaliser un peu plus encore certains systèmes de narration, de rapport à la vérité, de mise en jeu de moi même au-delà même de ce je pensais possible.»

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