Les nouveautés vidéoclub du mois de mai

Voici notre sélection de nouveautés au vidéoclub pour le mois de mai ! Vous retrouverez la suite des filmographie de Théo Angelopoulos et de Miklos Jancso, avec respectivement Jours de 36 et Silence et cri, ainsi que Ugly de Anurag Kashyap que nous avions introduit au mois de mars avec son dyptique Gangs of Wasseypur, et enfin un second film de Yann Le Masson.

Ariane Michel, artiste et plasticienne, reçut en 2006 avec son film Les hommes le grand prix du FID Marseille. Singulier documentaire se proposant d’adopter un point de vue neutre sur cet étrange animal qu’est l’homme, ou, en d’autres termes, de le filmer comme s’il s’agissait de réaliser un documentaire animalier sur le genre humain. L’esthétique léchée sert un discours ouvert (écologique diront certains, philosophique à n’en pas douter) sur notre propre rôle et nos responsabilités face à la nature, et l’impact de notre espèce sur les autres espèces avec qui nous cohabitons. Plans vierges de territoires inchangés depuis la nuit des temps, puis l’irruption de l’homme, comme débarqué d’une planète lointaine. La caméra déshumanisée comme leçon de relativisme.

Dans Snow therapy, une famille suédoise part en vacances d’hiver dans une station de ski des Alpes. Le deuxième jour, une avalanche manque de s’abattre sur la terrasse où mangent Ebba, Tomas et leurs deux enfants. Dans la panique, et tandis que la mère tente de protéger ses petits, le père s’enfuit se réfugier à l’intérieur du restaurant. Tout le monde est sauf, mais la réaction inattendue de Tomas, et par dessus tout son impossibilité de reconnaître sa fuite, sera vécue comme une cassure, comme le point de départ d’une crise. Ruben Östlund se sert de cet évènement-prétexte pour décortiquer le modèle de la famille nucléaire, et plus particulièrement le rôle du patriarche dans la famille moderne. Certains évoquèrent à sa sortie Le charme discret de la bourgeoisie pour l’intention, même si la forme en est bien loin, et s’approcherait davantage du Festen de Thomas Vinterberg pour le malaise instillé tout au long du film. Drame psychologique et social, tourné dans une HD glaçante et stérile, dans une station de loisirs hyper-industrielle, le film vaut le coup d’œil.

Recommandé chaudement, le documentaire Eau argentée sorti fin 2014, fruit de la collaboration de Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, un réalisateur syrien réfugié à Paris et sa collaboratrice kurde qui vivait en Syrie et filmait au jour le jour pour faire parvenir ses images au premier. Salué par la critique comme le film-témoin le plus abouti sur le conflit, sélectionné dans de nombreux festivals, Eau argentée conserve sa pertinence et sa nécessité d’être tant la situation ne finit de s’enliser dans le pays.

Pour les plus jeunes, nous vous proposons une collection de courts-métrages Pixar, la suite de la série Téléchat, et Les boxtrolls, film d’animation des créateurs de L’étrange pouvoir de Norman.

Rendez-vous en juin !

 

> Les conditions locatives et formules d’abonnement

 

Silence et cri – Miklos Jancso
Snow therapy – Ruben Ostlund
Stormy Weather – Solveig Anspach
Riz amer – Giuseppe de Santis
Regarde elle a les yeux grand ouverts – Yann le Masson
La rumeur – William Wyler
Duel dans le pacifique – John Boorman
Jours de 36 – Théo Angelopoulos
L’opérateur – Buster Keaton & Edward Sedgwick
Ugly – Anurag Kashyap
Killing Zoe – Roger Avary
Le cabaret des étoiles – Frank Borzage
Youth – Paolo Sorrentino
Valley of love – Guillaume Nicloux
La collection des courts-métrages Pixar 2 – Divers
Les boxtrolls – Graham Annable & Anthony Stacchi
Téléchat (épisodes 41 à 60) – Henri Xhonneux & Roland Topor
Transit Palace – Pawel Pawlikowski
Au loin s’en vont les nuages – Aki Kaurismaki
Z – Costa-Gavras
Un homme qui crie – Mahamat-Saleh Haroun
La peau de bax – Ale Van Warmerdam
Queen of earth – Alex Ross Perry
Eau argentée – Ossama Mohammed
Les hommes – Ariane Michel

Evil dead – Sam Raimi (BluRay)



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Voir les films dans le catalogue locatif

 

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