Séance jeune public : une trilogie du port de Paul Carpita :: Mercredi 27 avril à 16h


Dans le cadre de cette semaine consacrée à la représentation de Marseille au cinéma, nous ne pouvions faire l’impasse sur un des cinéastes qui compte parmi ceux qui ont offert à leur ville quelques images ancrées profondément dans nos esprits. C’est sur le  port de Marseille que Paul Carpita a principalement posé sa caméra assurant ainsi à tout ce (ceux) qui le composai(en)t à l’époque, sa (leur) part d’éternité.

Après avoir réalisé Le rendez-vous des quais en 1953, film interdit et disparu en 1955, Paul Carpita, instituteur dans les quartiers nord de Marseille, réalise entre 1960 et 1970 une série de courts métrages qui reflètent ses interrogations et ses luttes, à travers l’exploration de sa ville, Marseille et de son port. Graines au vent (1964), La visite (1966) et Adieu Jésus (1970) filment l’espace portuaire en s’attachant à des personnages très différents, un enfant, un médecin, un sans abris. Ces différents points de vue offrent une vision multiple et complexe du port dans les années 1960.
 

 

Mercredi 27 avril à 16h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Séance jeune public dans le cadre du programme Kinetica

À partir de 8 ans

 

 

Graines au vent
Paul Carpita – 1964, 18 min

Graines au vent suit un jeune garçon qui, le temps d’une journée manquée d’école, va sur le port, rêver tous les métiers qu’il pourrait y faire. Cancre sans cesse puni, il déserte, flâne, vagabonde. Le corps de cette jeune graine au vent évoque celui d’Antoine des Quatre cent coups.

 

Adieu Jésus
Paul Carpita – 1970, 8 min
jesus
Port de Marseille, la nuit de Noël. Un dénommé Jésus, immigré portugais, se protège du froid avec des cartons d’emballage. Un camion arrive, un seul témoin, Manuel. Qui a tué Jésus?
Adieu Jésus, comme les deux autres films, raconte en voix off un fait divers sur des images du port. Il s’agit cette fois du témoignage d’un passant qui a croisé un homme sans abris sur un pont et qui lit dans le journal la mort de cet homme écrasé par un camion. A l’approche de Noël, le jeu des mots autour de la mort de Jésus ironise l’artificialité de la joie des fêtes religieuses de fin d’année.

 

La visite
Paul Carpita – 1966, 20 min
La visite est une lettre d’un médecin récemment installé, à son ami de jeunesse, mécanicien et syndicaliste sur le port. Mise au point sur leurs situations respectives, la voix off du médecin raconte les difficultés de sa pratique médicale et se termine sur des images documentaires d’incendie sur un pétrolier amarré au port.

 

paul-carpitaMarseillais, fils d’une poissonnière et d’un docker, résistant, instituteur, communiste, Paul Carpita réalise entre 1953 et 1955 son premier long métrage Le Rendez-vous des quais. Il reconstitue la grève mythique des dockers phocéens contre la guerre d’Indochine. Le film frappe par son enracinement dans le réel. Tourné clandestinement avec des acteurs non-professionnels dans des décors naturels, caméra à l’épaule, il anticipe la Nouvelle Vague et est considéré comme l’unique film néoréaliste français, le chaînon manquant entre Toni de Jean Renoir et à bout de souffle de Jean-Luc Godard.
Lors d’une projection, la police saisit les bobines. Le film subira la plus incroyable censure du cinéma français. Pendant 35 ans, Paul Carpita croit son œuvre détruite. Il continue son métier d’instituteur tout en tournant de somptueux courts métrages : La Récréation, Marseille sans soleil, Graines au vent, etc. Lorsqu’une copie du film ressurgit en 1989, le public découvre une œuvre extraordinaire qui fera le tour du monde. Il réalise ensuite Les Sables mouvants et Marche et rêve !

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

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