Marseille filmée, formes et histoires: French Connection 2 : jeudi 28 avril à 20h30

Dans le cadre de la semaine consacrée à la représentation de Marseille au cinéma, un film s’est imposé particulièrement à nous. Ce film dont le but initial était de prolonger le succès commercial du film oscarisé de William Friedkin réussi le tour de force de faire de Marseille l’égale cinématographique du New York décrit dans le premier opus. Le film est un jalon important dans la figuration de ce qu’a pu être le Marseille des années 70 et particulièrement concernant le quartier de Belsunce.
Nicolas Mémain présentera le film, introduisant ainsi la ballade qu’il fera dans le quartier du vieux port et de Belsunce le samedi 30 avril sur les traces de Gene Ackman dans French connection 2.

 

Jeudi 28 avril à 20h30
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille

Séance présentée par Nicolas Mémain

 

Nicolas Mémain
artiste marcheur,
street jockey provençopolitain
urbaniste grands pieds,
urbaniste grand prix,
urbaniste gonzo,
marseillologue buccorhodanéologiste,
guide tous terrains spécialisé dans l’attention pour les situations construites,
cartographe et montreur d’ours en béton.


 

 

French Connection 2
John Frankenheimer – 1975, Etats-Unis, 1h59
Toujours à la poursuite du trafiquant de drogue Alain Charnier, dont il vient de démanteler le réseau américain et qu’il est le seul à pouvoir identifier, « Popeye » Doyle, implacable flic new-yorkais, arrive à Marseille, où il prend contact avec l’inspecteur Barthélémy. Mais il est accueilli plutôt fraîchement, ses homologues français lui interdisant notamment de porter une arme. Esseulé, ne parlant pas la langue, il poursuit néanmoins son enquête avec obstination. Sans se rendre compte que la police française se sert de lui pour piéger Charnier.


French connection 2
est un film passionnant. Les esquisses d’une personnalité frustre et raciste étaient déjà présentes dans le film de William Friedkin : elles sont brillamment approfondies par John Frankenheimer. Si cette production contient de nombreuses fusillades, inévitablement à faire, le cinéaste met plutôt l’accent sur un drame personnel et psychologique.
Isolé dans une ville qu’il ne connaît pas, Doyle est un homme seul. Sa haine et son dégoût de l’autre isolent le policier qui devient, peu à peu, l’illustration d’un malaise existentiel.
La souffrance, les souvenirs, la solitude du personnage s’expriment avec un soin et une rigueur remarquables (Afin d’accentuer cette impression de perdition Gene Hackman fut filmé en caméra caché dans les rues de Marseille). Stylistiquement, le film est l’exact opposé du classique de Friedkin. Loin de la mise en scène découpée du premier opus, Frankenheimer oppose une caméra à l’épaule, un grain omniprésent et un son imparfait. C’est une plongée sans concession dans une réalité sordide, désespérante. Un monde en putréfaction.
La séquence de désintoxication (un très grand moment de cinéma) paralyse soudain la narration et devient une sorte de réflexion sur la condition humaine.
Ce qui n’était à la base qu’une simple opération commerciale se transforme en une expérience cinématographique mémorable.


 

:: Les tarifs des projections cinéma :

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

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