Carte blanche à Aflam, cycle « famille » :: Mercredi 20 avril à 20h

Après le cycle Résistances en méditerranée, Aflam a entamé le mois dernier une nouvelle cession de projections sur le thème de la famille. Ce mois-ci c’est le film d’Haroun Mahamat Saleh, Daratt, saison sèche qui vous est proposé.


Mercredi 20 avril à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Entrée à prix libre

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

Daratt, saison sèche
Haroun Mahamat Saleh – 2006, Tchad, 1h35, VOstFRLe Tchad se remet difficilement de ses années de guerre civile. Atim, un orphelin de 16 ans, vit avec son grand-père aveugle. Un jour, ils apprennent à la radio que le gouvernement a décrété une amnistie générale. Le vieil homme donne alors un pistolet à son petit-fils et lui demande de retrouver et exécuter l’homme qui a tué son père. Dès son arrivée à N’Djamena, le jeune garçon se fait battre et ne doit son salut qu’au jeune Moussa, qui le cache chez sa tante. Pendant quelque temps, ils vont vivre de combines quand, au détour d’une rue, Atim aperçoit Nassara, l’assassin de son père. Ce dernier lui propose une place d’apprenti-boulanger…

De cette intrigue simple,Haroun Mahamat-Saleh construit un film intelligent et d’une grande beauté. Produit par le grand Abderrahmane Sissako (La Vie sur terre, Heremakono, Bamako), Daratt se situe dans la droite ligne de ce cinéma africain épuré, sobre, de peu de moyens et de dialogues, dont Sissako apparaît aujourd’hui comme le chef de file. On reconnaît dans Daratt la filiation au cinéaste mauritanien, dans l’esthétique, le rythme, l’économie de dialogues déjà à l’œuvre dans Heremakono.

Le Tchadien Haroun Mahamat-Saleh a déjà deux très beaux longs métrages à son actif dont Bye Bye Africa (1999), qui souffrait certes d’une facture assez artisanale mais qui proposait un émouvant récit autobiographique, un retour au pays dans lequel Haroun Mahamat-Saleh se mettait lui-même en scène. Un film réflexion sur le cinéma, le pouvoir de l’image, et ce qu’on peut en faire sur le continent africain, où les difficultés pour filmer ne sont pas seulement matérielles mais parfois aussi « religieuses » (les gens se méfient de la caméra). En 2002, il réalise ensuite Abouna (« Notre père ») : l’histoire de deux garçons abandonnés par leur père parti chercher du travail à Tanger, et confiés par leur mère à une école coranique, qui se mettent en tête de partir à la recherche de leur père. Peu à peu le travail du cinéaste se recentrait sur les visages, la relation entre les deux frères, pour filmer un magnifique duo-duel : en mettant en scène d’abord les ressorts de cette relation, il parvenait à dire énormément.

 

 

:: Le partenaire de programmation

Aflam est une association née en 2000 de l’intérêt commun de Marseillaises et de Marseillais pour les cultures arabes à travers l’image et le cinéma.
Riches d’un patrimoine cinématographique qui témoigne de leur histoire, les pays arabes ont tous développé une production cinématographique spécifique. Aflam souhaite donner une visibilité et un espace à ces cinémas peu connus à Marseille et dans la région pour favoriser une meilleure connaissance des cultures arabes et encourager les échanges autour des films réalisés au Maghreb, au Proche-Orient, et au sein des diasporas arabes.

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