Cinéma grec : nouvelle vague par temps de crise :: Jeudi 31 mars à 20h

Après avoir visité l’histoire du cinéma grec en janvier et février, avec des œuvres des années 60 et du « nouveau cinéma grec », place cette semaine à la nouvelle vague de cinéastes hellènes, liée par une stratégie de la débrouille face à la crise économique. Doublement primé au festival de San Sebastian, Unfair world de Filippos Tsitos, est une fabuleuse comédie mélancolique, où plane « l’influence de Kaurismäki et Tati confondus. »

 

Jeudi 31 mars à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

L’héritage de la chouette :
Chris Marker – 1989, France, 26 min, VF
Dans cette mini série télé commandée à Chris Marker d’après une idée de Jean-Claude Carrière, Chris Marker décortique treize mots de racine grecque – un par épisode – pour connaître l’héritage de la Grèce antique sur le monde moderne. Des États-Unis au Japon, il a baladé sa caméra là où tout mot prend sens, il a rencontré des hellénistes, des philosophes, des logiciens, des hommes politiques, des artistes et a confronté leurs discours aux mémoires des cinémathèques.
Nous vous proposons de découvrir l’intégralité de cette série au fil des séances consacrées au cinéma grec.

 

Unfair world
Filippos Tsitos – 2011, France, 2h, VOstFRBourré comme un coing, un homme tombe du banc situé à côté de la buvette qui le fournit en alcool. À l’entrée d’un supermarché, il fait un croche-pied à un vigile poursuivant un petit voleur. De retour au poste de police où il exerce son métier, il reprend place derrière son bureau… Sotiris est détective. Il travaille pour la police à Athènes sur des petites affaires de voisinage. Un jour, il décide faire justice lui-même : si quelqu’un va en prison ou est remis en liberté, il prend à présent ses décisions selon sa propre perception.
En essayant de sauver une âme innocente, il en arrive à tuer un agent de sécurité corrompu. Dora, la femme de ménage, s’avère être l’unique témoin du crime. En dépit de sa dépendance envers elle et du manque de compassion qu’elle lui témoigne, il continue de la percevoir comme son unique complice. Tandis que l’honnête Sotiris tombe amoureux de l’impitoyable Dora, il ne réalise pas que son patron le suspecte chaque jour un peu plus d’être un meurtrier…

« L’univers de Unfair world, film grec doublement primé à San Sebastian (Prix de la mise en scène et prix du meilleur acteur) n’est pas sans rappeler celui d’Aki Kaurismäki. Par ses personnages sans le sou, généreux et débrouillards, par son traitement des décors aux monochromes ternis, mais aussi par ce qui fait le piment des films du Finlandais : le cynisme et l’humour pince sans rire. Doté du même goût pour des dialogues minimalistes et pour une certaine maladresse désespérée, Filippos Tsitos nous concocte un récit loufoque de casse raté, doublé d’une histoire d’amour naissante.

Militant dans sa conception de l’entraide, charmant dans sa défense de la rencontre comme élément fondamental d’une vie, Unfair world joue du comique de répétition (les longs face-à-face silencieux avec le patron, qui se transforment soudain en une longue discussion…) comme de ceux de situation ou visuels (les plans récurrents sur la buvette et le banc, auprès duquel les bouteilles vides s’accumulent…). Une œuvre intrigante, issue d’un pays en pleine crise, mais d’où les idées les plus saugrenues peuvent émerger, donnant des films qui valent la peine d’être découverts.
Olivier Bachelard, Abusdecine.com

:: À propos du réalisateur

Filippos Tsitos
est né à Athènes en 1966. Il y a étudié le marketing, puis change de voie pour devenir photographe. Il monte également des publicités tout en produisant un programme radio et en participant à des tournages de film en tant qu’assistant réalisateur.
Il déménage à Berlin en 1991 et y étudie la mise en scène cinéma à la Deutschen Film- und Fernsehakademie. Son court-métrage Parlez-moi d’amour reçoit le prix du film allemand en 1995. My Sweet Home (2001) fut son premier long-métrage. Il réalise alors plusieurs épisodes de la série allemande à succès Tatort et revient en 2012 avec Adikos Kosmos, son deuxième long-métrage.

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

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