Cinéma grec : nouvelle vague par temps de crise :: Mercredi 30 mars à 21h

Après avoir visité l’histoire du cinéma grec en janvier et février, avec des œuvres des années 60 et du « nouveau cinéma grec », place cette semaine à la nouvelle vague de cinéastes hellènes, liée par une stratégie de la débrouille face à la crise économique. Politique et intimité, leurs entrelacements possibles, sont au cœur du travail délicat de Daphné Hérétakis. Présenté à la Mostra de Venise 2010, Attenberg, provocant et insolent, est le film d’un cheminement pour retrouver le sentiment de l’existence. Habiter le monde.

 

Mercredi 30 mars à 21h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

L’héritage de la chouette :
Chris Marker – 1989, France, 26 min, VF
Dans cette mini série télé commandée à Chris Marker d’après une idée de Jean-Claude Carrière, Chris Marker décortique treize mots de racine grecque – un par épisode – pour connaître l’héritage de la Grèce antique sur le monde moderne. Des États-Unis au Japon, il a baladé sa caméra là où tout mot prend sens, il a rencontré des hellénistes, des philosophes, des logiciens, des hommes politiques, des artistes et a confronté leurs discours aux mémoires des cinémathèques.
Nous vous proposons de découvrir l’intégralité de cette série au fil des séances consacrées au cinéma grec.

 

Archipels, Granites Dénudés
Daphné Hérétakis – 2014, France, 25 min, VOstFR
Athènes 2014. Entre désirs endeuillés et espoirs perdus, un journal intime se cogne contre les murs de la ville. Le quotidien d’un pays en crise, l’inertie de la révolution, les questions individuelles qui se confrontent au politique, la survie qui se confronte aux idéaux.

« La variété de formes dont procède Archipels, granites dénudés est une manière de libérer le regard et de le rendre disponible à ce qui s’avance vers lui. Il faut cette liberté pour poser réellement les yeux sur les ruines ou les traces d’une grandeur passée, et sonder ce qui palpite encore et continue de nous parler en elles. C’est également parce qu’il est tendu entre plusieurs possibilités plastiques — documentaire, anticipation, found footage et fiction — que le film peut dire formellement un délitement  dont il est le témoin, et sur le fond duquel se dessinent les visages d’une jeunesse abandonnée. L’enjeu du film et son urgence sensible sont alors de capter ces visages avant qu’ils ne se figent dans les vestiges de leur propre présence et de redonner à leurs corps un temps et un espace où leurs gestes et déhanchés pourront résister à un ordre du monde qui voudrait les voir éteints. Quelque chose bouge sous les ruines, une présence qu’il appartient au cinéma de soutenir, ce qu’il commence à faire dès qu’il nous la fait entrevoir. »
Rodolphe Olcèse.

> Découvrir le projet : Le Fresnoy

 

Attenberg
Athina Rachel Tsangari – 2011, Grèce, 1h35, VOstFR
Ne pas se fier aux apparences. Sous ses airs de hipster, estampillée nouvelle figure du cinéma indé US après un objet de consommation Sundance,  Athina Rachel Tsangari est avant tout une artiste, plasticienne, réalisatrice et productrice grecque. Son nom apparaît au générique de quelques uns des projets les plus excitants en provenance d’Athènes. Témoin, son dernier long-métrage, Attenberg, grand retour au pays, dont une première bande-annonce intrigante à été diffusée sur Internet. (…) Attenberg navigue donc dans les eaux troubles de la comédie dépressive façon Greenberg. Mais avec ce quelque chose particulier qui semble présider au cinéma d’Athina Rachel Tsangari et de sa bande : un ton mystérieux, sarcastique, une forme de faux réalisme (cadrage millimétré, scènes presque chorégraphiées), piraté par quelques bizarreries »
Romain Blondeau pour LesInrocks

« Attenberg, ne propose pas d’utopie. C’est un film d’apprentissage tout en ruptures formelles, où la réalisatrice évoque, non seulement l’initiation sexuelle d’une jeune fille, entre fascination animalière et discours clinique sur la mécanique des corps et des fluides, mais aussi un XXe révolu dont les cendres du père dispersées dans la mer deviennent la métaphore. Au fond, ces deux films nous ont parlé d’amour, un amour à réinventer sans cesse à sa propre démesure. »
Elise Padovani pour Zibeline

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

> Voir les séances consacrées au cinéma grec

 

> Voir toutes les séances cinéma

 

Publicités