Le Videodrome 2 souffle sa 1ère bougie en 3D :: Samedi 26 mars à 16h

Pour ouvrir les festivités des 1 an du Videodrome 2, nous vous proposons une plongée 3D en eaux troubles… une version fantastique et horrifique du thème de la Belle et la bête avec L’Étrange créature du lagon noir de Jack Arnold.

 

Samedi 26 mars à 16h
Videodrome 2
, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Projection en 3D

L’étrange créature du lagon noir 
Jack Arnold – 1954, États-Unis, 1h20, VOstFR

Au cœur de l’Amazonie est ramené un fossile de main appartenant à une espèce jusque-là inconnue, possible chaînon manquant entre l’homme et le poisson. Une expédition retourne explorer les lieux de la découverte — un affluent de l’Amazonie — et finit par découvrir, dans un lagon inexploré, un spécimen vivant de cette créature. Entre les deux meneurs de l’expédition la tension monte, l’un souhaitant laisser en paix la créature, l’autre voulant la ramener comme un trophée. De son côté, le monstre s’éprend de la belle (Julie Adams), qui a le bon goût de se baigner dans le lagon, s’offrant au regard du monstre amateur de beauté plastique…

À l’heure de la 3D numérique, il est bon de revisiter la vague de la 3D des années 1950. Communément considéré — à tort — comme le premier film utilisant ce procédé, L’Étrange Créature du lac noir ouvre bien la voie à la mode actuelle des films en relief (même s’ils ont, dans la plupart des cas, une utilisation du procédé d’une grande vacuité). À contrario, si certains effets relèvent du plus pur effet de choc — la main fossilisée d’une créature transperçant l’écran toutes griffes dehors —, le film de Jack Arnold a un rapport à la technique véritablement pensé : les séquences subaquatiques sont l’occasion pour le réalisateur d’imposer un lyrisme esthétique majestueux, notamment via les effets de lumière. Ainsi, les rideaux ou voiles lumineux des séquences de plongées, comme l’exotisme fascinant des rives et des grottes, concourent à renforcer l’image d’une contrée sauvage, indomptée, d’un Eden disparu que vient menacer une invasion humaine.

En cela le film ne propose guère de grande surprise scénaristique et se déroule selon un mécanisme bien rôdé, celui de ce sous-genre de la littérature et du cinéma fantastique dans lequel une expédition plonge dans un monde encore vierge et découvre une créature jusque-là inconnue ou surgie de temps antédiluviens… avec en pinacle, bien sûr, l’enlèvement de l’héroïne.

Mais le réalisateur sort des sentiers battus en ne présentant jamais la communauté humaine comme idéalisée et donc propre à susciter l’identification. Il n’y a, dans L’Étrange Créature du lac noir, aucun sauf-conduit moral, aucune échappatoire rédemptrice, ni pour les humains, ni pour la créature. Si l’on retrouve le goût du cinéaste à aller au-delà des apparences (Le Météore de la nuit) pour peu à peu nous faire voir derrière le masque répugnant du monstre, son « humanité », le film va quand même progresser dans une direction à la brutalité étonnante. On y mourra aussi avec une déconcertante facilité et surtout avec une violence perturbante, comme dans tout bon film d’horreur.

Défi technologique, maquillage brillant, discours humaniste et écologique… tous ces éléments font de Creature from the Black Lagoon l’un des classiques du cinéma fantastique des années 50 méritant d’être redécouvert sur grand écran.

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

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