« Résistances en méditerranée » par Aflam :: Dimanche 28 février à 18h

Deuxième rendez-vous désormais mensuel avec Aflam pour clôturer leur cycle Résistances en méditerranée. Lors de cette projection, deux court-métrages vous seront proposés, suivis d’un débat avec Mounira Chariet.


Vendredi 28 à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Entrée à prix libre

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

Projection suivie d’un débat avec Mounira Chariet.
Doctorante en sciences politiques à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) et à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence,  Mounira Chariet est titulaire d’un Master en « Politique comparée, spécialité Monde arabe ». Ayant choisi de centrer ses intérêts de recherche sur l’Algérie contemporaine, avec une entrée spéciale par la question linguistique et la question scolaire, elle a complété sa formation en langue arabe et obtenu une bourse doctorale Labex-Med. Elle est l’auteur de  Les manuels scolaires algériens à l’épreuve de la décolonisation.

 

Light Horizon
Randah Maddah – 2014, Syrie, 8 min, VOstFR
Filmé sur les ruines d’une maison dans le village d’Ain Fit dans le Golan, son oeuvre Light Horizon montre une jeune femme s’attelant à des tâches ménagères. Cette réflexion poétique sur l’être humain donne à voir ses efforts pour créer un espace habitable et faire renaitre un espace intime dans un territoire de violence.


Les jours d’avant

Karim Moussaoui – 2015, Algérie, 43 min, VOstFR

Dans une cité non loin d’Alger, Djaber et Yamina, deux adolescents, se croisent, s’observent, se frôlent. Yamina est belle comme le jour et une histoire d’amour pourrait prendre forme, mais nous sommes en Algérie, au milieu des années 1990, et la violence commence à éclater autour d’eux. Il y a aussi la société, la tradition, les interdits… La vie est morne dans cette cité où les garçons errent désœuvrés. Un jour, un ami de Djaber organise une fête. Yamina fait le mur pour se rendre en cachette à cette boum, terrorisée à l’idée que son père, policier, puisse la découvrir.

 

:: A propos des Jours d’Avant, Karim Moussaoui :

« À travers le scénario, j’ai voulu parler de la frustration des individus, mais aussi de ce qui m’a poussé à grandir un peu. Plus jeune, j’ai toujours cru qu’il suffisait d’être innocent pour éviter le pire. Mais il y a une forme de froideur de la vie. Quand un événement doit se dérouler, c’est comme une tempête. Quand un tsunami passe, il arrache tout, il se fout de savoir si il y a des gens sympas. C’est une croyance d’enfant sûrement liée au fait que nos parents nous protégeaient tellement en nous disant qu’on finit toujours par s’en sortir, que les problèmes se règlent, que les gens biens s’en sortent. Les informations venaient toujours de loin, ne semblaient pas nous concerner. Notre écran, c’était nos parents et la télévision. J’avais 18 ans en 1994. Bêtement, je pensais que ce qui se passait était une histoire entre des gens au pouvoir et d’autres qui n’avaient pas pu l’atteindre. Quand les choses se sont gâtées, quand ça s’est rapproché de plus en plus, il n’y avait personne pour me rassurer. Au moment où les choses arrivent devant toi, où tout un commissariat pète, où la fenêtre de ta maison s’ouvre à cause du souffle, où le frère ou la soeur d’un de tes amis se fait égorger, là, tu as vraiment peur. Tu as l’estomac qui se serre et tu te rends compte à quel point il n’y a personne pour venir te sauver. Souvent, j’entends des gens dire qu’il faut régler cette histoire en nous, mais j’ai l’impression qu’on ne réglera rien. Cette tragédie est arrivée, a tout balayé. Est-ce que je peux expliquer ce qui s’est passé ? Non.
Tout le débat sur la façon dont les choses sont arrivées n’a pas été évoqué ».


:: Le partenaire de programmation

Aflam est une association née en 2000 de l’intérêt commun de Marseillaises et de Marseillais pour les cultures arabes à travers l’image et le cinéma.
Riches d’un patrimoine cinématographique qui témoigne de leur histoire, les pays arabes ont tous développé une production cinématographique spécifique. Aflam souhaite donner une visibilité et un espace à ces cinémas peu connus à Marseille et dans la région pour favoriser une meilleure connaissance des cultures arabes et encourager les échanges autour des films réalisés au Maghreb, au Proche-Orient, et au sein des diasporas arabes.

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