État des choses (3) : « Autour de Touki Bouki » par Peuple & Culture Marseille :: Jeudi 18 février à 20h

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Comme au village, selon l’immuable code ancestral de l’accueil : « Akwaba, bienvenue, assieds-toi, bois de l’eau, et dis-nous quelles sont les nouvelles d’où tu viens ? ». Fils du village ou étranger de passage, que l’on connaisse le lieu d’où tu viens ou que l’on en ignore tout, on se presse autour toi et on attend que tu racontes et que tu contes. Raconter des faits, des idées, des ambiances, des coutumes, bref raconter des histoires.
Peuple & Culture Marseille vous invite, en présence de Gauz, écrivain en résidence, à découvrir celle de Touki Bouki de Djibril Diop Mambéty.

 

Jeudi 18 février à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

Bref raconter des histoires, c’est bien, mais ce qu’attend aussi l’assemblée réunie autour de toi, c’est que tu lui montres ta langue, que tu lui dévoiles ton imaginaire, que tu lui ouvres comment ce monde inconnu de nous, a touché et interagit avec les « choses » de ton ventre à toi, bref, que tu lui contes aussi les histoires. Gauz

 

Touki Bouki
Djibril Diop Mambéty – 1973, Sénégal, 1h23, VOstFR

A Dakar, un berger et une étudiante rêvent de se rendre à Paris. Tous les moyens sont bons pour se procurer l’argent du voyage. Le jeune couple partira-t-il ? Entre désir d’évasion et peur du changement, Touki Bouki (le voyage de la hyène) invite au voyage immobile et au rêve éveillé.

La séance est suivie d’une discussion avec Gauz, écrivain en résidence à Peuple & Culture Marseille

Touki Bouki, le film dont émane Mille Soleils, de Mati Diop, est une œuvre à part. Un chef-d’œuvre pour être plus juste, libre et insolent, éclatant de joie et empreint d’une sourde mélancolie, à cheval entre un Bonnie and Clyde teinté d’humour potache et un documentaire de Jean Rouch qu’on aurait trempé dans le bain des couleurs primaires des Godard des années 1960.
Restauré en 2008 par la World Cinema Foundation de Martin Scorsese, ce film de 1973 est le premier, le plus exalté, le plus extraordinairement inventif des sept longs-métrages du Sénégalais Djibril Diop Mambéty.
Isabelle Regnier, pour Le Monde

 

Mille Soleils
Mati Diop – 2014, Sénégal, 45 min, VOstFR

En 1973, Djibril Diop Mambety tourne Touki Bouki. Mory et Anta s’aiment. Les deux jeunes amants partagent le même rêve, quitter Dakar pour Paris. Au moment fatidique, Anta embarque. Mory, lui, reste seul sur les quais, incapable de s’arracher à sa terre. Quarante ans plus tard, Mille Soleils enquête sur l’héritage personnel et universel que représente Touki Bouki. Que s’est-il passé depuis ? Magaye Niang, le héros du film, n’a jamais quitté Dakar. Et aujourd’hui, le vieux cowboy se demande où est passée Anta, son amour de jeunesse.

D’après les applaudissements qui ont salué son film et les conversations qui suivirent dans les allées du Théâtre de la Criée, Mati Diop fut sans conteste la coqueluche (discrète et pudique, on n’est pas à Cannes) de cette vingt-quatrième édition du Festival international du documentaire de Marseille (FID).
Mille soleils mérite son nom. Il resplendit dans la nuit de Dakar, darde une sensibilité à fleur de peau, réchauffe le coeur. Des cinéphiles, des amoureux de l’Afrique, de tous ceux enfin qui veulent bien se laisser gagner par ses quarante-cinq minutes de grâce.
Jacques Mandelbaum, pour Le Monde

 

:: Présentation de Gauz, écrivain

 Armand Patrick Gbaka-Brédé alias Gauz est né à Abidjan en 1971. Pendant les cinq années qui suivent l’obtention de son diplôme de biochimie, il décide de ne rien faire et sillonne la Côte d’Ivoire pour mieux connaître son pays. Gauz considère, d’ailleurs, cette période comme son premier poste en tant qu’observateur de l’autre.
Après cette période, il part poursuivre ses études en France à l’Université de Paris-Jussieu et exerce successivement divers métiers, de vigile à jardinier avant d’être photographe et rédacteur-en-chef d’un journal économique, News & co. Il participe à la rédaction d’un scénario sur l’immigration des jeunes Ivoiriens Après l’océan, film d’Eliane Delatour. Gauz réalise des courts métrages documentaires dont Quand Sankara…, lors du Forum Social Mondial de Bamako en janvier 2006, donnant la parole à des jeunes qui reprennent le discours que prononça Thomas Sankara à l’assemblée de L’ONU en 1984 à New York.Dans son roman Debout-payé, Gauz porte son regard sur les inégalités sociales, la consommation, la société de surveillance contemporaine et dresse un portrait sur le vif de la France contemporaine. Mêlant une approche documentaire à un récit fictionnel, le roman se construit autour d’Ossiri, jeune ivoirien arrivé à Paris sans papier en 1990.  A la manière de Jean Rouch dans Petit à Petit, l’auteur écrit la découverte de la ville par un immigré et son regard sur la France d’aujourd’hui.

 

:: Le partenaire de programmation

Peuple & Culture Marseille est une association culturelle d’éducation populaire membre du réseau national Peuple & Culture né en 1945. Elle mène des actions autour de la langue et de l’image, et plus particulièrement de la littérature et du cinéma documentaire à travers des activités de diffusion, de médiation, de pratique, de formation et d’échanges interculturels.

 

> Voir toutes les séances proposées par Peuple & Culture Marseille au Videodrome 2

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

> Voir toutes les séances cinéma au Videodrome 2

 

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