Dancing in the street par DATA :: Samedi 20 février à partir de 18h


Ouvrez vos écoutilles pour l’apéro avec une séance d’écoute dataesque De John Cage à Fred Frith, dont seuls nos chers émissaires de la musique à DATA ont le secret. Pour ce faire, ils puisent dans l’incroyable fonds de leur Datathèque… De quoi découvrir les perles dont il recèle pour ensuite se laisser happer par Le Souffle de la danse de Ruedi Gerber qui retrace la vie et l’œuvre Hanna Halprin ,celle qui a eu « la révélation du mouvement libre » selon Isadora Ducan. La soirée pourra se poursuivre ensuite du côté de l’Embobineuse.

 

Samedi 20 février à partir de 18h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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:: 18h Entrée en libre accès
Séance d’écoute dataesque
De John Cage à Fred Frith

 

:: 20h
Le Souffle de la danse
Ruedi Gerber – 2012, Suisse / États-Unis, 1h22, VOstFR

Anna Halprin, le souffle de la danse est le premier film sur la carrière exceptionnelle d’Anna Halprin, pionnière américaine de la danse contemporaine. Une femme qui a redéfini l’art moderne avec la conviction que la danse peut nous transformer et nous guérir à tous les âges de la vie. Le portrait d’une icône comme un aller-retour permanent entre le mouvement et le souffle, entre l’art et la vie, avec pour seul territoire la danse, et unique injonction « Dansez votre vie ! ».

 

 

Breath Made visible, étrangement traduit en français Le Souffle de la danse, est un documentaire sur Anna Halprin, pionnière de la danse contemporaine.
« Merce Cunningham disait d’elle qu’elle était comme une philosophe. » Ces mots du réalisateur, Ruedi Gerber, ancien acteur de théâtre, danseur et élève d’Anna Halprin, illustrent assez bien sa conception de la danse. Tout au long de sa carrière de danseuse, des années 30 jusqu’en 2010, Anna Halprin expérimentera et interrogera le sens de la danse, et de la pratique artistique. Robert Fillioux, le « génie sans talent » du mouvement Fluxus disait de l’art qu’il est « ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Elle en fit tout autant avec la danse.

Née en 1920, elle commence sa carrière professionnelle dans les années 50. Très attachée à la dimension du rituel, mot qu’elle utilise pour désigner les raisons qui la poussent à danser, elle enracine son travail dans ses expériences de vie.
Elle rencontre dans les années 40 son mari Lawrence Halprin, un architecte paysagiste, ainsi que les exilés du Bauhaus qui fuient le régime nazi. Fortement influencée par leur conception de l’interdisciplinarité et de la fusion des pratiques artistiques, elle lie très tôt art de la performance et danse. Elle côtoie les artistes d’avant-garde de l’époque comme John Cage ou Merce Cunningham et crée le San Francisco Dancer’s workshop, basé sur l’improvisation et la performance, auquel collaboreront Terry Riley et La Monte Young. Au moment où naissent les premiers happenings, elle investit la rue. Une de ses pièces majeures est ensuite censurée : la nudité – les danseurs se déshabillent et se rhabillent -fait scandale.

A la fin des années 60, son travail, reflet d’une époque, se fait plus politique. Invitée à Watts, où se sont déroulées les émeutes raciales, elle fait danser ensemble des noirs et des blancs, et sort de son ethnocentrisme blanc en créant des workshops avec des Chicanos, des Latinos ou des Indiens. Elle parle alors de travail communautaire.
Atteinte d’un cancer du côlon, elle danse son cancer dans la pièce Dancing my cancer. Elle lutte contre la maladie en s’inspirant de la Gestalt-thérapie, une approche thérapeutique s’intéressant à l’expression des émotions. Après une rechute, elle décide d’entamer un processus d’expression des émotions les plus violentes (colère, terreur, etc) et rentre peu à peu en rémission. Cette expérience l’amènera à travailler ensuite avec des personnes âgées, des malades du SIDA ou des personnes en fin de vie.
Toute l’œuvre d’Anna Halprin sera traversée par les notions de mouvement, d’émotion et d’expérience, les trois piliers de sa philosophie chorégraphique.

Ruedi Gerber, réalisateur suisse, a commencé sa carrière comme acteur de théâtre, et a joué dans plus de 30 pièces à travers toute l’Europe. Il a aussi écrit, dirigé, joué et tourné avec son propre one man show Spirit of Spwing (l’Esprit du printemps). Le hasard d’une rencontre avec la danseuse Anna Halprin l’a finalement incité à entamer une carrière de réalisateur.
Après avoir été diplômé avec les honneurs de l’école d’art new yorkaise Tisch en 1990, Ruedi Gerber a réalisé et produit une série de courts-métrages de fiction, comme Café Mécanique, un conte onirique à propos de la rencontre entre un homme et une femme, sur une musique de Carla Bley, Midnight Barbeque, une parodie de thriller tirant son inspiration de son expérience tristement célèbre « William Tell », et Communication at your workplace, une série de courts-métrages, des comédies sur les problèmes de communication.
Il passe ensuite au long-métrage et au documentaire et réalise en 2010 Breath Made Visible.

> Découvrir le travail d’Anna Halprin

 

:: Le partenaire de programmation
DATA, dealer sonore, c’est 10 cm de lenteur, un disque en 45 tours passé en 33 – et ça fait 11 ans que ça dure. DATA c’est une médiathèque sonore qui met à disposition un fond de plus de 3 000 références à emprunter, disponibles en vinyles, cds et cassettes. DATA c’est une petite fanzinothèque, avec des graphzines, des zines punks, des BDs, des brochures et des zines consacrés à la littérature, la science-fiction ou tant d’autres sujets. DATA, c’est aussi des séances d’écoute, des expositions graphiques et/ou sonores, des concerts entre chien et loup et des projections à caractère musical en étroite collaboration avec le Videodrome 2.
Amoureuse de toutes les musiques tordues, nouvelles et pucelles,improvisées ou avant gardistes, noise ou silencieuses et sexy, punk ou savantes, traditionnelles ou électroniques, poétiques ou terre à terre, elle oscille entre maison d’accueil pour chercheur sonore, lieu d’habitation et espace d’échange et de rencontres.
Petite soeur de l’Embobineuse, voisine de l’Asile 404, amoureuse de Dataplex, résistances musicales et de Radio Galère, copine de la Salle Gueule, camarade de tous les petits lieux de Marseille,
DATA continue à lutter en compagnie de toutes ces salles, et ces initiatives, qui résistent en restant bien debout dans leurs pompes.

> Voir toutes les séances proposées par DATA au Videodrome 2

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

> Voir toutes les séances cinéma

 

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