Le collectif La Nòvia présente Les Noces :: Dimanche 14 Février à partir de 17h


Ah Cupidon « le jour pousse la nuit, et le nuit sombre pousse le jour qui luit d’une obscure ombre » ! En ce 14 février, où, Cupidon, pourrais-tu attirer les oreilles et les yeux amoureux ? La Nòvia a plus d’une corde à son arc et lance les Noces à Videodrome 2 où le collectif de musiciens invite chaque âme à découvrir un univers musical à travers le cinéma. Ils ont choisi Andreï Tarkovksi, Le Miroir, influence décisive, pour refléter leurs pensées et à vous se présenter.

 

Dimanche 14 février à partir de 17h
Videodrome 2
, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

Le cinéma rendrait visible l’invisible, la musique convoquerait les puissances inaudibles. S’y incarnent nos désirs et nos doutes. Cette séance proposée par le collectif La Nòvia, qui tourbillonnera dans Marseille durant toute la semaine, est une rencontre autour de la mémoire. Car La Nòvia refuse que la musique folklorique soit assignée à un moment du temps, confinée dans un musée. La Nòvia repense le mouvement des musiques traditionnelles, les remet au goût du jour, les raccroche au présent et leur redonne vie. Musique : art de combiner sons et silences au cours du temps. Musique : mettre en espace le temps. Tisser un lien physique. La Nòvia, à travers ses musiciens et leurs différentes propositions musicales , travaillent l’espace et le temps : « l’architecture musicale que nous élaborons se fonde sur un continuum sonore, un bourdon, sur lequel viennent s’entrelacer des motifs mélodiques cadencés issus du thème principal et le chant monodique qui va librement dessiner un autre motif dont le rythme apparaît peu à peu. La rencontre entre ces 3 éléments provoque une perte de repères et un fondement sonore puissant qui ouvre la possibilité d’autres espaces, et par là, de mouvement ».

Peut-être est-ce là l’affinité profonde qu’ils ressentent pour Andreï Tarkovski : l’art des correspondances où tout se rejoue en permanence dans une forme de cyclicité :
« Les objets, les paysages, les intonations des acteurs, commenceront alors à résonner de cette note centrale. Tout deviendra interdépendant et indispensable » (Andreï Tarkovski, Le temps scellé, Les Cahiers du Cinéma, 1984)

 

:: 17h
Goûter d’hiver et présentation du collectif : La Nòvia lance les Noces

« Quand on nous a demandé de faire une conférence sur le collectif, j’ai pensé à « la conférence sur rien » puis rapidement à des images : au lieu de parler, regardons.
Je vois dans le cinéma d’Andreï Tarkovski des similitudes esthétiques avec le cheminement des musiciens de La Nòvia.
J’aime l’idée du caillou lancé, de la zone, de l’élaboration du plan qui fabrique le propos, du temps qui s’installe et qui est expérience, cinéma sensuel, de la pluie, de la boue.
Dans ses sept films – l’Enfance d’Ivan, Andreï Roublev, Solaris, Le Miroir, Stalker, Nostalghia et Le SacrificeTarkovski fait variation.
Nous commencerons cette semaine de Noce par l’image d’une femme assise de dos ou l’image de l’attente. » La Nòvia.



:: 18h
Le Miroir
Andreï Tarkovski – 1975, Russie, 1h48, VOstFR

Arrivé à la moitié de sa vie, un homme malade se penche sur son passé. C’est son enfance tout d’abord qui lui revient avec la vision de sa mère attendant le retour improbable de son mari, puis le souvenir de sa femme dont il s’est séparé le hante. Passé et présent se mélangent dans l’esprit d’un homme qui cherchait « seulement à être heureux ».

Le Miroir est le quatrième long métrage d’Andreï Tarkovski (après L’Enfance d’Ivan –1962, Andreï Roublev –1966– et Solaris –1972). De tous ses films, Le Miroir est celui auquel il semblait le plus attaché et qu’il présentait comme étant également le plus autobiographique. De fait, le premier titre proposé pour le film fut « Confession ».

Avec Eisenstein, Andreï Tarkovski est sans doute le cinéaste russe le plus connu au monde proposant au regard une contemplation sensible du temps. Pour les critiques, Le Miroir invente une nouvelle façon de penser et de ressentir le temps : le temps qui s’écoule dans les plans, et les plans qui structurent différents temps. C’est refuser à la science cette tendance à substituer des temps fixes au mouvement : « the film is like a river ; the editing must be infinitely spontaneous, like nature itself ” (Tarkovski, Interviews, John Gianvito, 2006).

Le Miroir s’affirme comme un film où s’enchevêtrent plusieurs strates temporelles sans successions chronologiques mais reliées entre elles par analogies et variations sensibles. Chaque chose résonne en l’autre et le temps est un long écho au cœur duquel vont retentir certains éléments, et d’autres se taire, faire silence, disparaître dans le bourdon du monde. Se vit alors «  l’expérience d’une cyclicité sans fin où circulent les éléments au sein d’une totalité diffuse : l’image dans le miroir pour être partielle n’en est pas moins totale en ce qu’elle exprime pleinement un moment du monde » . Ainsi s’immisce l’éternité dans l’instant.

 

:: Le partenaire de programmation

LA NÒVIA est un collectif basé en Haute-Loire qui réunit des musiciens professionnels résidant sur un large territoire (Auvergne, Rhône-Alpes, Béarn, Limousin, Cévennes, Franche-Comté). Ce collectif est un lieu de réflexion et d’expérimentation autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales. La pluralité de ces acteurs – musiciens, graphiste, enseignant en école d’art ou en écoles de musique – crée une dynamique et une cohérence esthétique forte.

> Voir le programme de La Nòvia à Marseille : Les Noces (du 14 au 20 février)

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

> Voir toutes les séances cinéma

 

Publicités