Le nouveau cinéma grec :: Vendredi 12 février à partir de 19h

Ce soir, place au Rebetiko, cette musique grecque que le monde a découverte par le cinéma, qui lui offrit des scènes amoureuses, joyeuses, ivres, ou désespérées. Stella femme libre et Jamais le dimanche, projetés lors de notre première semaine consacrée au cinéma grec, en sont des exemples marquants. Dans les années 80, Costas Ferris consacre un film à cette musique, qui façonne l’âme et l’identité grecque, à découvrir ce vendredi 12 février. Et, avant la séance, nous vous invitons à nous rejoindre dès 19h pour un petit concert de rebetiko in vivo !

 

Vendredi 12 février à partir de 19h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

:: Concert à 19hentrée en libre accès

Rebetiko et improvisations par le groupe Tekiurtek
Passons de l’Anatolie à la mer Égée avec des chansons familières de cet ailleurs. le groupe Tekiurtek nous emmène jusqu’à Marseille, où les repères se brouillent dans l’improvisation et la transe.

avec
Erhan Kaya : Daf Kurd, Kaval
Diane Gourmelin : Chant
Onur Kaya : Santour Iranien
Stephanos Mangriotis : Oud

 

:: Projection à 20h

L’héritage de la chouette : épisode 7 : Logomachie ou les Mots de la Tribu
Chris Marker – 1989, France, 26 min, VF
Dans cette mini série télé commandée à Chris Marker d’après une idée de Jean-Claude Carrière, Chris Marker décortique treize mots de racine grecque – un par épisode – pour connaître l’héritage de la Grèce antique sur le monde moderne. Des États-Unis au Japon, il a baladé sa caméra là où tout mot prend sens, il a rencontré des hellénistes, des philosophes, des logiciens, des hommes politiques, des artistes et a confronté leurs discours aux mémoires des cinémathèques.
Nous vous proposons de découvrir l’intégralité de cette série au fil des séances consacrées au cinéma grec.

:: Épisode 7 : Logomachie ou les mots de la tribu
Discussion autour du mot « logo » – « language et pensée », « parole »… On évoque, pour certains, la « schizophrénie nationale » de la Grèce, pour d’autres « sa richesse », avec la cohabitation des deux langues (la populaire et la savante) voire de trois avec l »archaïsante ». Il est question de l’histoire des racines grecques, du Cratyle de Platon qui parlait des affinités entre les mots et les choses où encore d’Aristote pour qui « l’animal humain », doué de parole, se livre, dans le cadre de la dialectique, à une véritable « bataille avec les mots ».

 

Rebetiko
Costas Ferris – 1983, Grèce, 1h50, VOstFR

Smyrne, 1919 : Adriánna, la femme du chanteur rebetis Panayís, met au monde la petite Maríka. Les relations du couple sont conflictuelles et au cours d’une dispute Panayís tue Adriánna par accident. Quelques années plus tard Maríka fait la connaissance de Yannis, un prestidigitateur, dont elle a un enfant. Après la naissance de celui-ci, Yiannis, voyant que son activité n’a plus de succès, décide de quitter la Grèce. Marika et un de ses amis, le violoniste Yorgakis, se retrouvent dans la taverne où se produisent Babis et son orchestre.

 

:: À propos du film

Inspiré de la vie de la chanteuse Maríka Nínou, ce film a reçu 5 récompenses au Festival du Film de Thessalonique en 1983, et demeure aujourd’hui un grand classique en Grèce.
Le rebetiko est sans doute à la Grèce ce que le Blues est à la Nouvelle-Orléans, ou le fado à Lisbonne : plus qu’une musique, c’est une façon d’être propre à une culture, une manière de s’en approcher, de la donner à voir. Au travers de sa vie et des chansons de Maríka Nínou, Costas Ferris nous plonge dans l’histoire de la Grèce pendant la première moitié du XXème siècle. Ce sont les chansons qui créent la forme du film, et qui permettent au réalisateur de dérouler l’histoire d’une vie entière. Pour les composer, Costas Ferris fit appel à Stavros Xarchakos, qui avait déjà composé des musiques de films devenues des classiques en Grèce, notamment pour Jamais le dimanche de Jules Dassin et Zorba le Grec de Michel Cacoyannis.
Dans Rebetiko, le réalisateur utilise les évènements historiques pour créer, en toile de fond, un ordre social qui semble toujours sur le point de s’effondrer ou de sombrer dans le chaos. Tandis que la musique est le symbole et le porte-parole de l’identité. Ainsi que le dit Costas Ferris : « La musique que nous appelons rembetiko, dans ce siècle où la fierté nationale des Grecs a été traumatisée, est la défense la plus puissante qu’a créée notre culture. Aucune autre création moderne n’éveille, aussi directement et systématiquement l’âme grecque : le rebelle qui est en chaque Grec. »

> Voir les séances consacrées au cinéma grec

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
La carte 10 séances + adhésion annuelle : 40€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

> Voir toutes les séances cinéma

 

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