Hommage à David Bowie :: Vendredi 22 janvier à 20h

Au cinéma, David Bowie aura surtout été un fantôme. Sans âge. Un alien, un vampire de passage. Si spectral qu’il donnait encore la sensation d’être là, même absent. Aujourd’hui, on réalise à quel point il a hanté notre imaginaire de cinéma. Dans le film culte Les Prédateurs de Tony Scott, il incarne un vampire qui se décompose soudain en simple mortel, aux côtés de Catherine Deneuve en femme de nuit, éternelle prédatrice.

 

Vendredi 22 janvier à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Les Prédateurs
Tony Scott – 1983, Etats-Unis, 1h40, VOstFR
Miriam est une femme vampire née en Egypte il y a 4000 ans. Elle possède le don de l’immortalité et de la jeunesse. Elle vit désormais à New York, avec John, son compagnon depuis 300 ans. John est alors frappé d’un processus accéléré de vieillissement. Afin de tenter de le sauver, Miriam rencontre la séduisante Sarah, docteur spécialiste des mécanismes du vieillissement, sur laquelle elle jette son dévolu.

Les Prédateurs, premier  film réalisé par Tony Scott (le petit frère de Ridley Scott) en 1983, est l’adaptation d’un roman horrifique de Whitley Strieber. Le projet se distingue d’abord par un casting aussi insolite que fascinant : Catherine Deneuve, icône mondiale à peine sortie du triomphe du Dernier métro, David Bowie, alors en tête des ventes avec Let’s Dance, et une (presque) nouvelle venue, Susan Sarandon, remarquée dans The Rocky Horror Picture Show et chez Louis Malle.
Présenté en mai 1983 en séance spéciale au Festival de Cannes, le film fera un bide complet, avant de devenir, au fil des années, un film culte. Entre cinéma d’avant-garde et motifs classiques, Les Prédateurs revisite tout un pan du musée des vampires pour faire naitre son propre mythe. Miriam n’est pas comme les autres, pas comme John qui dépérit : elle est la reine des vampires, le mère de monstres nés sous ses baisers, une Lilith plongée dans les années 80 et qui, avant ça, a traversé dans un râle l’Egypte ancienne ou d’un soupir le XVIIe. Les Prédateurs appartiennent à la lignée romantique des vampires de cinéma, et font écho aux vampires lesbiens de Coleridge.
C’est dans l’Angleterre victorienne attachée au matérialisme que le fantastique rayonne de ses plus beaux feux. C’est dans les années 80 du fric et du paraître qu’il brûle la pellicule. Les vampires sortent de la nuit comme de ce club hanté par Bauhaus, chantant la mort de Bela Lugosi, tandis que Miriam et John, fringues en vanité taillée par Milena Canonero, cherchent leur victime. Le vampire a toujours été le paradis du champ métaphorique. Tony Scott s’en sert ici comme d’un emblème de son époque, créant sa propre mythologie à partir de codes séculaires, stryges du New York contemporain, sang au goût de Xérès, ombre dans la cité ou Ankh éternelle au cou, cauchemar baroque et grandiloquent.

 

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