Soirée poésie et cinéma :: Dimanche 10 janvier à 18h

En octobre dernier, nous accueillions 3 poètes marseillais pour une proposition littéraire et cinématographique : 3 lectures faisant écho à la projection d’un film choisi par les poètes. Soirée impertinente et vive, portée par la langue de Gherasim Luca. Ce dimanche 10 janvier, 3 autres poètes : David Lespiau, Nicolas Tardy et Dorothée Volut, se prêtent au jeu de la rencontre avec un film somnambule et silencieux : Locataires, de Kim Ki-Duk.

 

Dimanche 10 janvier  à 18h
Videodrome 2
, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Entrée à prix libre

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€
Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

18h
Lectures poétiques

durée totale : 30min

Nicolas Tardy
Écrivain et poète marseillais, il a publié plusieurs livres notamment chez L’Attente, il publie régulièrement en revue, et donne souvent des lectures et performances de ses textes. Son écriture est intelligente, drôle par endroit, sensible et décalée. Il est par ailleurs directeur de publication des éditions Contre-mur.

 

David Lespiau
Né en 1969 à Bayonne. Ses premiers textes sont publiés en revue à partir de 1996, puis chez différents éditeurs à partir de 2002 : Léo Sheer, l’Attente, Le bleu du ciel. Il a co-dirigé la revue Issue (2002-2005, avec Eric Giraud et Eric Pesty) basée sur des rencontres entre poésie française et poésie américaine contemporaines, et s’est engagé dans un travail d’analyse critique, notamment pour la revue CCP cahier critique de poésie. Il poursuit plusieurs axes de recherche et d’écriture autour de la poésie et du récit, dans une écriture contemplative et précise.

 

Dorothée Volut
Dorothée Volut est née en 1973, à Strasbourg et vit actuellement dans le Verdon. Après une formation littéraire, puis artistique en tant que scénographe, elle participe à la création de la compagnie Permis de Construire jusqu’en 2005 (mise en scène et jeu). À Marseille pendant dix ans, elle anime des ateliers d’écriture, seule ou en lien avec des psychologues, pour des enfants à écouter, des adolescents à déchiffrer ou des adultes à attiser. Les lectures publiques de ses propres textes ponctuent le chemin d’écriture et de publication. Dernièrement elle a publié A la surface (Eric Pesty Editeur, 2013), L’écriture m’a donné une enveloppe (Contre-Mur, 2011) et Scènes extérieures (Contre-Pied, 2010).

 

19h
Locataires

Kim Ki-Duk – 2004, Corée du Sud/Japon, 1h25
Pour savoir si les maisons qu’il convoite sont vides ou habitées, Tae-suk, qui arpente les rues de la ville à moto, dépose des prospectus sur les poignées de porte. Quelques jours plus tard, il repasse, et si les affichettes n’ont pas bougé, c’est qu’il peut pénétrer sans risque dans l’antre de ses rêves. C’est ainsi qu’il s’installe dans les lieux qui lui plaisent, sans jamais rien voler ni dégrader. Un jour, en entrant dans une demeure aisée, il fait la connaissance de Sun-hwa, une femme maltraitée par son mari. Sun-hwa choisit de le suivre et de quitter sa vie de malheur. Un étrange lien, aussi puissant qu’invisible, semble unir ces deux êtres que tout le monde cherche à séparer…

« Pareil à un bernard-l’ermite de l’espèce civilisée, ce nonchalant SDF squatte les appartements vides, riches ou modestes. Quelques scènes silencieuses suffisent à faire partager au spectateur la griserie discrète, un peu morne, d’une telle existence. Tae-suk, à peine incarné par un acteur adéquatement lisse, version féline d’un « modèle » bressonien, est ce locataire quasi virtuel dont le passage sur terre pourrait ne laisser aucune trace tangible. (…) Kim Ki-duk se contente d’effleurer le mélo. Son style de drame est de ceux où les larmes et le sang se ravalent aussi sec. Recentré sur la figure du jeune homme à la moto, le film va pousser jusqu’au bout la logique du personnage. Tae-suk accomplit un destin que pourrait résumer le beau titre d’un film plus ancien : L’évaporation de l’homme, de Shohei Imamura. » François Gorin, Télérama

 

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