L’homosexualité se représente :: Jeudi 14 janvier à 20h


Dans Avant que j’oublie, Jacques Nolot interprète son propre rôle, dans un film d’hommes, où mettre en images ce que l’on est se heurte à l’épaisseur de la vie et ce qu’elle embrasse : la mort, l’héritage d’une histoire liée au sida, la vieillesse, l’amour, dans une œuvre sans complaisance qui refuse de taire la complexité de l’existence sans se départir de l’optimisme nécessaire. Comment se représenter ? Comment représenter l’homosexualité ? Longtemps censurée, la thématique de l’homosexualité n’a était vraiment développée au cinéma qu’à partir des 60’s, accompagnant les luttes associées pour les droits et la reconnaissance des homosexuels.

 

Jeudi 14 janvier à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Séance interdite aux moins de 12 ans
En partenariat avec le cinéma Le Gyptis

 

Le cinéma est un puissant vecteur de représentations sociales qui façonnent notre appréhension des autres et qui en déjouent également les constructions sédimentées et banalisées.
Conçu en 1981, le feuilleton Dynastie, un spectacle télévisé destiné à un public familial place pour la première fois au premier rang des protagonistes un personnage homosexuel. Diffusé en France entre 1984 et 1985, le coming-out de Steven Carrington dans Dynastie subit une traduction quelque peu déformée : dans la traduction française, il n’est non pas gay mais…malade.
Cette anecdote criante met en exergue la problématique de la représentation de l’homosexualité que cette programmation tente d’approcher, en partenariat avec le cinéma Le Gyptis et avec la présence de Didier Roth Bettoni, spécialiste de la question, le 15 janvier au Gyptis et les 16 et 17 janvier à Videodrome 2.

 

I Love Hooligans
Jan Dirk Bow – 2013, Pays-Bas, 12 min, VOstFR

Un hooligan voue un amour inconditionnel à son club. Son entourage ne doit jamais apprendre qu’il est homosexuel… I Love Hooligans nous plonge dans l’univers d’un hooligan homo. Il ne vit que pour le foot et son club. Ses penchants sexuels et sa vie amoureuse, qui sont un secret bien gardé, n’arrivent que loin derrière. Son rêve ? Mourir pour sa passion.

 

Avant que j’oublie
Jacques Nolot – 2007, France, 1h47
(Interdit aux personnes de moins de 12 ans)

Pierre, 58 ans, se confronte à l’évolution du temps… de la maladie… de la mort… Etranger au monde moderne, il s’enfermera chez lui… face à l’écriture… au manque d’inspiration… à la mort soudaine d’un ami cher. Il ira au bout de son parcours.

« Ultime volet de la trilogie auto-fictionnelle de Jacques Nolot, Avant que j’oublie redonne corps au personnage d’homosexuel vieillissant qui habitait ses films précédents, L’Arrière Pays (1998) et La Chatte à deux têtes (2002) et dont la jeunesse fut dépeinte par Téchiné dans J’embrasse pas (film de 1991 écrit par Jacques Nolot). Interprété par le réalisateur, cet ancien gigolo devenu écrivain parisien est filmé frontalement, sous toutes ses coutures, souvent nu, habillé quand il le faut, dans tous les états qu’il lui est possible de traverser.
Répondant au nom de Pierre, il est le centre de gravité d’une mise en scène élégante, intimiste et distanciée, non dénuée d’humour malgré la gravité d’un propos hanté par la mort, dont la présence se fait ici plus insistante que jamais.
(…)
Avant que j’oublie n’est pas un film sinistre, loin de là. C’est un film où les corps et la parole circulent dans un drôle de ballet, où la vie se débat d’autant plus farouchement qu’elle remet en permanence son ouvrage sur le métier, où la réinvention de soi s’impose comme l’horizon sans cesse repoussé du possible.
Un antidote à « la bêtise », cette propension à « reconnaître plutôt qu’à rencontrer », telle que la définit une voix à la radio pendant que Pierre se rapatrie chez lui après une expédition ratée au sex-shop. La grande audace du film, qui est aussi le grand risque qu’il prend, tient au fait qu’il est exclusivement peuplé d’hommes.
(…)
Cette proposition radicale, qui referme par un point d’orgue la page de l’autofiction, ouvre en même temps le film au monde, en offrant au spectateur un miroir déformant de sa propre réalité. » Isabelle Regnier pour Le Monde 2007 > Lire l’article en entier

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:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

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