Le cinéma grec des années 60 :: Mardi 5 janvier à 20h

Ces derniers mois, nous avons parcouru avec vous la riche histoire du cinéma soviétique des années 60. En ce début d’année 2016, restons à la même époque mais changeons de destination pour explorer le cinéma grec. Entre la fin de la guerre civile d’après-guerre et le coup d’état des colonels en 1967, les années 60 marquent pourtant un tournant pour le cinéma grec.
Ce mardi 5 janvier, nous vous proposons le premier épisode de L’héritage de la chouette, de Chris Marker, suivi du film qui a ouvert la voie à une « nouvelle vague » grecque : le splendide Stella, femme librede Michel Cacoyannis.

 

Mardi 5 janvier à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

L’héritage de la chouette : épisode 1 : Symposium ou les idées reçues
Chris Marker – 1989, France, 26 min, VF
Dans cette mini série télé commandée à Chris Marker d’après une idée de Jean-Claude Carrière, Chris Marker décortique treize mots de racine grecque – un par épisode – pour connaître l’héritage de la Grèce antique sur le monde moderne. Des États-Unis au Japon, il a baladé sa caméra là où tout mot prend sens, il a rencontré des hellénistes, des philosophes, des logiciens, des hommes politiques, des artistes et a confronté leurs discours aux mémoires des cinémathèques.
Nous vous proposons de découvrir l’intégralité de cette série au fil des séances consacrées au cinéma grec.

« L’Héritage de la chouette est un projet encyclopédique qui, par le détour de la Grèce antique, se propose de jeter un peu de lumière sur les sources de notre civilisation, et du même coup sur sa mortalité. (…) À part le plaisir et l’intérêt de voir ou revoir ces treize demi-heures rares, on peut trouver plusieurs choses dans L’Héritage de la chouette : un projet de ce qu’aurait pu être une télévision portée par le même esprit d’innovation que le cinéma à ses débuts, un programme d’enseignement socratique, un lexique markerien, la suite d’une conversation menée au fil des années, une énumération comme celles de Sei Shônagon, ou encore une autre manière d’aborder une filmographie difficilement organisable, tant les catégories sont dans les films dé- ou retournées. »
Bernard Eisenschitz, « Marker Mémoire », programme de la Cinémathèque française, janvier-février 1998.

:: Épisode 1 : Symposium ou les idées reçues
Prenant l’idée du symposium (« boire avec »), des spécialistes sont réunis autour d’une table ou face à la caméra pour débattre de notre héritage de la Grèce Antique. Il est question dans cet épisode de reconnaître à nos ancêtres d’avoir déjà exploré les concepts du conscient et du subconscient, ou encore d’égotisme et de dédoublement de la personnalité ; le fameux « connais-toi toi-même » comme précepte de base.

 

Stella, femme libre
Michel Cacoyannis – 1955, Grèce, 1h40, VOstFR

Stella, chanteuse populaire de cabaret électrise chaque soir le public du Paradis. Femme fatale, elle ne sacrifie rien à sa liberté, ni sa vie, ni ses amours. Aleko, jeune homme de bonne famille se meurt d’amour pour elle, mais Stella lui préfère un joueur de football, le fougueux Milto.
Avec Electre (1960) et Zorba le Grec (1964), Stella (1955) est un des films les plus connus du réalisateur grec Michael Cacoyannis. Âgé alors de 33 ans, Cacoyannis signe son second film et offre à Mélina Mercouri son premier rôle à l’écran : Stella, une chanteuse de cabaret dont tous les hommes tombent amoureux. Une femme libre, libre de toute convention sociale et morale, libre de choisir ses amants et libre de refuser le mariage à celui qu’elle aime.

:: Une date dans l’histoire du cinéma grec
A sa sortie en 1955, la quasi totalité de la presse nationale rejette le film : « La vulgarité et le libertinage sont élevés au rang d’héroisme. Cacoyannis, qui reste étranger à notre pays, devrait mieux étudier la réalité grecque ». « Un grossier mélodrame qui célèbre ce que la Grèce a de plus bas, de plus vulgaire et d’arriéré ». Rares sont les critiques qui défendent l’audace du film et la qualité de la mise en scène ou qui admirent le naturel et la présence physique de Mélina Mercouri.
En revanche, la présentation du film en compétition officielle au 8e Festival de Cannes (1955) ainsi que le Golden Globe du meilleur film étranger attribué au film valent une reconnaissance internationale immédiate à son réalisateur et à sa comédienne. Aujourd’hui, Stella s’impose comme l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma grec. Écrites par Cacoyannis lui-même, ses chansons (Amour devenu une lame à double tranchant), ses répliques (« Stella, va-t-en ! je tiens un couteau ») sont devenues cultes et le film occupe une place inégalée dans le cœur de la population grecque. A sa sortie en 1955, Stella attire plus de 135 000 spectateurs grecs. Cette période va marquer un tournant dans l’histoire du cinéma grec, avec le développement de la production et l’apparition d’une « nouvelle vague » de réalisateurs.

> Voir les séances consacrées au cinéma grec

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

> Voir toutes les séances cinéma

 

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