Cette année, Noël est annulé :: Samedi 2 janvier à 20h


Il y a des films injustement méconnus, des oubliés de l’histoire, qu’on a pourtant irrésistiblement envie de découvrir lorsqu’on en apprend l’existence. En effet, comment ne pas être tenté par un Réveillon à l’italienne, rassemblant Anna Magnani, Ben Gazzara, et TotoLarmes de joie, de Mario Monicelli, c’est la virée nocturne flamboyante de 3 personnages à la dérive, une grandiose fantaisie italienne, pleine d’ironie et de compassion.

 

Samedi 2 janvier à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

Larmes de joie
Mario Monicelli – 1960, Italie, 1h46, VOstFRGioia Fabbricotti gagne sa vie comme figurante à Cinecittà sous le nom de Tortorella, tout en rêvant à un avenir de diva. Le soir du réveillon, elle refuse la compagnie d’Umberto Pennazuto, un ancien acteur surnommé Infortunio pour sa capacité à provoquer de faux accidents et à escroquer les assurances. Infortunio a promis à son ami Lello, un pickpocket, de tenter un coup pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. Les trois personnages se rencontrent par hasard et Tortorella entraîne ses compagnons à un bal masqué…

:: À propos du film
Inspiré par les nouvelles d’Alberto Moravia (Ladri in chiesa et Lacrime di gioia), alors au faîte de sa popularité, ce film devait à l’origine être tourné par Luigi Comencini, mais c’est finalement Mario Monicelli qui en hérita, tandis que Comencini réalisa, de façon détournée, un projet dont Monicelli ne voulait pas (La grande pagaille).
Au début des années 60, Mario Monicelli est devenu le fer de lance de la comédie italienne avec Le Pigeon (1958) et La Grande guerre (1959) : deux classiques comiques qui sont aussi des récits d’errance de pauvres bougres, cambrioleurs amateurs dans Le Pigeon ou soldats médiocres dans La Grande guerre. Sous couvert de comédie se révèle un contexte misérable et hostile qui va servir la trajectoire d’éternels perdants, figures récurrentes du réalisateur, qu’on retrouve encore avec les 3 superbes personnages de Larmes de joie, à la recherche d’un bref moment de bonheur, en cette nuit de Réveillon.

« Les ratés magnifiques, leurs magouilles approximatives, leurs espoirs trop grands pour eux : Mario Monicelli les a aimés et honorés comme personne. Qu’on se souvienne des cambrioleurs piteux du Pigeon, des conscrits pleutres et gaffeurs de La Grande Guerre. Le méconnu Larmes de joie est un cru du même tonneau : pétillant de la comédie, amertume de la chronique sociale. On croise, ici, en un seul soir — agité — de Saint-Sylvestre, l’irrésistible star comique de l’époque, Totò, et ses yeux si tristes. On découvre Anna Magnani en… blonde, plus volcanique et vulnérable que jamais. Ben Gazzara, futur acteur fétiche chez John Cassavetes, joue les voleurs de salon, les rats de gala, entraînant les deux autres dans ses combines perdues d’avance.
Monicelli et sa complice, la grande scénariste Suso Cecchi D’Amico, concoctent pour le trio une folle virée nocturne dans Rome, à la poursuite des illusions de chacun : romance, richesse ou, au moins, un brin de rêve, pour quelques heures. Comme dans un petit conte philosophique dont les héros, quoi qu’ils fassent, malgré leur énergie, leur rage de vivre, sont toujours les dindons de leur propre farce. » ­
Cécile Mury, Télérama du 19/04/14

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec adhésion
2€ pour les moins de 14 ans
2€ pour les séances jeune public

Adhésion annuelle à l’association : à partir de 5€

Ouverture de la billetterie 30 minutes avant le début de chaque séance

 

> Voir toutes les séances cinéma

 

 

Publicités