La fête est finie au vidéoclub


L’heure est à la fête parait-il ? Voici quelques films pour vous dire de vous méfier. Ce qu’il y a de plus certainement  probable dans tout cela, c’est l’affreuse gueule de bois avec laquelle nous nous présentons au monde une fois tout cela passé.

Dés lors nous vous invitons à découvrir par exemple les prodigieux documentaires de Vittorio De Seta regroupés dans Le monde Perdu et qui de 1954 à 1959 ont captés en Ferranicolor la lumière d’un monde (celle du sud de l’Italie) et de ces antiques traditions qui allaient disparaitre à jamais dans les années qui suivirent.
Dans The Exils,  Kent MacKenzie alors plus ethnologue que documentariste, suit une poignée de jeunes Amérindiens désœuvrés. Ceux qui s’accrochent trouvent à Bunker Hill (quartier aujourd’hui rasé de Los Angeles) des bars avec un juke-box pour danser le rock’n’roll et s’envoyer des bières. Chaque plan s’immerge de lui-même dans un monde depuis balayé. Chaque plan de ce film entre en résonance avec les photos de Robert Frank ou avec celles d’Ed Van der Elsken sur le Paris de la jeunesse perdue.
Dans le Satyricon de Federico Fellini, le festin de Trimalchion fera passer vos petites agapes de fin d’années pour des amuse-gueules. Le cinéma italien des années 60 et 70  n’a pas son pareil  pour nous faire gouter l’amertume des lendemains de fêtes: Le fanfaron de Dino Risi, La dolce vita et Amarcord du même Fellini, La grande bouffe évidement, de Marco Ferreri ou encore le projet opératique et documentaire de Mondo cane.
Les américains ne sont pas en reste lorsqu’il ‘agit de constater les dégâts produits par la puissance de leurs désirs dyonisaques. Deux films et un cinéaste pourrait bien nous parler de cela précisément: Voyage au bout de l’enfer et La porte du paradis de Michael Cimino.
Et bien sûr, La règle du jeu de Jean Renoir. 1939, l’Europe va être balayée et Renoir nous dit: « Mon ambition avant de commencer le film était d’illustrer : « Nous dansons sur un volcan ». Il m’a semblé qu’une façon d’interpréter l’état d’esprit du monde à ce moment était précisément de ne pas parler de la situation et de raconter une histoire légère…. J’ai été cherché mon inspiration dans Beaumarchais, dans Marivaux, dans les auteurs classiques, dans la comédie. Ce qui s’est passé sur La règle du jeu est ce qui se passe sur tous mes films. Je suis possédé d’une certaine idée générale. Cette idée générale est extrêmement forte et je ne trouve jamais au début, le véhicule qui permettra de la transporter. Je ne sais pas comment exprimer cette idée générale. Elle est là, elle me possède, elle est très présente mais comment la matérialiser, lui donner une forme, je n’en sais rien. Et puis, alors quand j’ai de la chance, je trouve une petite idée, une idée purement d’intrigue, une idée purement vaudevillesque. Par exemple, là j’ai eu l’idée d’essayer d’imiter une comédie de Musset. Ça c’est l’extérieur. Et alors, il arrive que cette idée secondaire peut servir de véhicule à mon idée générale, alors là je suis très content et ça va très bien. C’est ce qui m’est arrivé dans La règle du jeu. »

« Fini la fête, reste la vie, la vie est bête, tant pis » Francis Blanche

 

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:: La fête est finie

Christmas – Abel Ferrara
Voyage au bout de l’enfer – Michael Cimino
Le monde perdu – Vittorio de Seta
Au feu les pompiers – Milos Forman
La dolce vita – Federico Fellini
La nuit des forains – Ingmar Bergman
La porte du paradis – Michael Cimino
Orfeu negro – Marcel Camus
Satyricon – Federico Fellini
Amarcord – Federico Fellini
Jour de fête – Jacques Tati
La règle du jeu – Jean Renoir
Mondo Cane – Gualtiero Jacopetti
Le masque – Johan Van der Keuken
The exiles – Kent MacKenzie
Les nuits de la pleine lune – Eric Rohmer
Un conte de noël – Arnaud Desplechin
Festen – Thomas Vinterberg
Le skylab – Julie Delpy
La grande bouffe – Marco Ferreri
Les maîtres fous + autres films – Jean Rouch
Le fanfaron – Dino Risi

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