All the power to the people :: Mercredi 2 décembre à 20h


A l’occasion du 46ème anniversaire de la mort de Fred Hampton, assassiné à 21 ans par la police de Chicago, nous convoquons les films de grands cinéastes interpellés à l’époque par la nécessité de donner la paroles à certaines figures du Black Panther Party, de saisir l’incroyable et irréductible spécificité politique de cette lutte, au delà de l’unique question raciale, de porter au regard et à l’attention de chacun ce mouvement de l’Histoire qui interroge aujourd’hui encore les fondamentaux de notre société.


Mercredi 2 décembre 
à 20h00
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Black Panthers
Agnès Varda – 1968, France, 30 min, VOstFR

Black Panthers a été tourné à Oakland (Californie) au cours des manifestations autour du procès de Huey Newton, leader des activistes noirs… Au temps où les Black Panthers avaient un programme et des projets, avec entraînement des troupes, meetings, danses et déclarations, au temps où les Black Panthers inquiétaient les USA.

 » Black is beautiful. Noir c’est noir, et l’Histoire ondule de mouvements en mouvements. 1968. En France, depuis le mois de mai, les revendications et les espoirs s’expriment violemment. Aux États-Unis, la communauté noire s’active autour du procès d’un leader des Black Panthers. Ce parti, ce mouvement, veut agir et établir des théories et des pratiques : Mind and Body Theory. Pascal Thomas obtient qu’on filme un entretien dans la prison de Huey Newton. Moi je viens de Los Angeles dès qu’il y a une manifestation, un meeting ou une marche. Je dis « French Television », je souris et je circule librement parmi les grands Noirs qui font leur entraînement. Je filme avec une caméra 16 mm prêtée par des activistes de l’Université de Berkeley. Les leaders font leurs discours : Bobby Seale, Eldridge Cleaver… Les femmes aussi expriment leur désir d’agir, de prendre des décisions et leur fierté d’être noires. Quant aux enfants, ils dansent sur l’air de : « Il faut Libérer Huey ! Il faut Libérer Huey ! ». Je crois que ce film court témoigne d’un moment précis et court de l’Histoire tourmentée des Noirs Américains. » Agnès Varda

 

The Cool World 
Shirley Clarke – 1963, USA, 1h44, VOstFR

The Cool World fut tourné au coeur de Harlem en 1963, avec des jeunes issus des gangs, incapables de lire le scénario, ce dernier basé sur le roman éponyme publié en 1959 de Warren Miller et la pièce de Robert Rossen, réécrit avec Carl Lee, le compagnon de Shirley Clarke (qui incarne Brother Cowboy, le dealer, dans The Connection). Dans ce film d’une rare beauté, semi-documentaire, percutant, Shirley Clarke se concentre sur le guetto d’Harlem, en saisit toute l’horreur au travers du destin écrit par la misère des jeunes membres Afro-Américains des Royal Pythons. C’est un véritable cri de désespoir, soutenu par le sax goguenard de Yusef Lateef, là où la seule façon de « devenir quelqu’un » est d’emprunter armé d’un flingue la voie de la désocialisation. Loin de verser dans la stigmatisation et le pathos propres aux productions hollywoodiennes, Shirley Clarke a su brosser avec poésie et insolence le portrait d’une jeunesse au bord de la révolte et de l’explosion, donner des clés de lectures des communautarismes américains autour des notions de justice et d’équité. Puissant.

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:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec l’adhésion annuelle
3€ la séance avec l’adhésion de soutien
2€ pour les enfants et séances du mercredi

adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

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