Regards vers l’est – avec le ciné-club Le Miroir :: Mercredi 25 novembre à 20h


A l’occasion du mois du film documentaire, en partenariat avec le ciné-club Le Miroir  et en écho avec le cycle sur le cinéma soviétique qui vient de s’achever, nous vous proposons de changer de point de vue et d’adopter le regard de trois réalisateurs « occidentaux » porté sur l’est du continent à différents moments de son histoire.
Nous finissons notre remontée dans le temps avec le film de Joris Ivens , Komsomol ou le chant des héros.

 

Mercredi 25 novembre à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Komsomol ou le chant des héros
Joris Ivens – 1932, URSS, 40 min, VOstFR
En 1932, Joris Ivens est le premier cinéaste étranger à travailler en Union Soviétique, il se lie d’amitié avec Eisenstein et Poudovkine et signe un documentaire sur le premier Plan quinquennal : Komsomol à une époque où se revendiquer des avant-gardes russes marquait l’aventure historique et esthétique dans laquelle on voulait avancer.

Meschrab-pom-films  engagea le cinéaste néerlandais d’avant-garde, Joris Ivens, comme elle chercha à s’attacher la collaboration d’intellectuels sympathisants à la cause marxiste-léniniste-stalinienne, pour réaliser un documentaire à la gloire du complexe industriel ou combinat Kusbass-Magnitogorsk sur deux sites différents, une mine de charbon et un haut fourneau gigantesque.

Ce qui, de nos jours, serait sans doute considéré comme une catastrophe écologique polluant de très longues années l’environnement, à commencer par le fleuve Oural, abîmant une région entière, obligeant nomades et paysans à s’enrôler comme mineurs de fond ou comme ouvriers métallurgistes, apparaît ici, grâce à l’efficacité de la propagande officielle, à l’enthousiasme forcé d’un commentaire sans ambiguïté, à la B.O. moderniste de Hanns Eisler (le futur compositeur de l’hymne de la R.D.A.), au mixage bruitiste, quasiment futuriste, glorifiant le machinisme, et, bien sûr, au talent indéniable du réalisateur et de son chef-opérateur, Alexandre Shelenkov, comme l’avenir radieux de la société idéale. » Nicolas Villodre

Joris Ivens est l’un des plus grands documentaristes du siècle. Tous ses films placent l’homme dans son histoire et en font un héros indifférencié de ceux mis en scène dans les oeuvres de fiction. Eternel globe-trotter, Joris Ivens sillonna les quatre coins du monde et, posant sa caméra devant les soubresauts de son époque, s’intéressa à l’individu inscrit dans la communauté, mis en rapport avec son milieu social.
Hanns Eisler le compositeur autrichien et auteur de la musique du film se disait :  » fier aujourd’hui encore, d’avoir pu enregistrer en sept jours plus de 750 mètres de bruits et de musique des minorités nationales… Ravissants furent pour moi les enregistrements avec de vieux cosaques”.

> Voir toutes les séances du cycle Regards vers l’est au Videodrome 2

Après la dernière séance « Regards vers l’est » le 25 novembre au Videodrome 2, le cycle continu du 26 au 28 à la Maison de la Région dans le cadre du Mois du Film Documentaire. > Le programme

 

:: Les tarifs des projections cinéma

5€ la séance sans adhésion
4€ la séance avec l’adhésion annuelle
3€ la séance avec l’adhésion de soutien
2€ pour les enfants et séances du mercredi

adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

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