Étoiles hollywoodiennes : Marilyn Monroe :: Vendredi 21 août à 20h30


À la fin de son film, Billy Wilder conclue avec une réplique devenue culte : « Nobody’s perfect ». Était-ce pour excuser Marilyn Monroe d’avoir rendu le tournage invivable ? Ou bien était-ce pour s’excuser lui-même des petites imperfections et du thème qu’il aborde dans le film ? Certains l’aiment chaud est pourtant considéré comme l’un des meilleurs films de tous les temps, un réel chef-d’œuvre, une merveille de rythme, d’invention et de gaieté, une comédie hors-normes portée par des acteurs splendides.

Vendredi 21 août à 20h30
Videodrome 2
, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Certains l’aiment chaud
Billy Wilder – 1959, États-Unis, 2h, version originale sous-titrée en français

Certains l’aiment chaud est un film d’hommes : d’hommes déguisés en femmes, d’hommes aimant les femmes, d’hommes aimant les hommes. À première vue, la femme y est un jouet pour la gent masculine, un objet sexuel qu’on s’autorise à examiner sous toutes les facettes, presque nue sous sa chemise de nuit, dévoilant sa poitrine telle une bombe sous sa robe couleur chair, laissant la caméra s’immiscer au plus près de ses jambes ou de ses fesses. (extrait de l’article d’Ophélie Wiel, Télérama.fr)

:: Le synopsis
Chicago, 1929. Joe et Jerry sont respectivement saxo tenor et contrebassiste sans le sou, jouant dans des bars clandestins. Le soir de la Saint-Valentin, alors qu’ils se rendent à un bal dans la banlieue de Chicago, les deux hommes assistent à un règlement de compte entre mafieux. Pour échapper aux gangsters, ils décident de s’engager dans le « Sweet Sue’s Society Syncopaters », un orchestre féminin en partance pour la Floride, dont la chanteuse est la ravissante Sugar Kane…

Billy Wilder fait le choix incongru, mais totalement justifié, de tourner le film en noir et blanc afin de respecter l’esthétique de l’époque. Avant même que le tournage ne débute, Marilyn Monroe s’oppose à cette volonté, son contrat avec la Fox stipulant qu’elle ne tournerait que dans des films en couleur. Wilder insiste, prétextant que le maquillage de Tony Curtis et Jack Lemmon passera mieux à l’écran si le film est en noir et blanc. Marilyn accepte de faire une entorse à son contrat. Le résultat est sublime. L’image est lumineuse. Sur un rythme soutenu accompagné par un jazz très « hot », Wilder filme mieux que personne les corps de ses acteurs, leur donnant une plus grande part de crédibilité. Chaque scène se pose comme une véritable leçon de cinéma. Au final, le film est nommé six fois aux Oscars: meilleur acteur pour Jack Lemmon, meilleurs décors, meilleurs costumes et meilleure photo pour un film en noir et blanc, meilleur réalisateur, meilleur scénario. Malheureusement, cette année là, se trouve face à eux la machine de guerre Ben Hur, qui rafle tout. Certains l’aiment chaud se contente du prix des meilleurs costumes pour un film en noir et blanc.

Le rôle de Sugar Kane a été fait sur mesure par Billy Wilder pour une Marilyn considérée comme trop tatillonne sur le choix de ses personnages, constamment soucieuse de l’image qu’elle renverrait d’elle au public. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage, elle y apparaît plus resplendissante que jamais. Sachant toujours où et comment placer son regard, ses petits rires, ses attitudes, elle irradie l’écran, faisant à la fois ressortir son côté d’icône sexuelle et de gentille fille vulnérable (on se souvient de son entrée en scène accueillie par un sifflement de train). Billy Wilder déclare à ce sujet: « Ce que vous aviez réussi à lui arracher en vous accrochant, devenait étourdissant dès que vous le voyiez sur un écran. Étourdissant, tellement les radiations qui émanaient d’elle étaient fortes. Et c’était une excellente actrice pour les dialogues. Elle savait où ménager des pauses pour permettre au public de rire. » Pour tout cela, la scène la plus marquante du film reste sans aucun doute sa fameuse interprétation de « I wanna be loved by you », que le critique Roger Ebert considère comme « un strip-tease dans lequel la nudité aurait été superflue. » En alchimie totale avec la caméra qui la filme, elle se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Marilyn elle même, avec toutes ses contradictions, voici ce qui transparaît derrière le personnage de Sugar Kane.

Aux côtés de Marilyn, Tony Curtis et Jack Lemmon en pros du camouflage. Doté d’un grand sens de la comédie, ils composent des personnages à différents degrés. Tony Curtis interprète Joe, un wanna be Cary Grant qui se transforme soit en Joséphine, soit en Junior, pour finir par mélanger les trois dans une séquence finale devenue culte. Jack Lemmon quant à lui est Jerry, le gentil copain qui se laisse embarquer dans les pires aventures, qui rentre dans la peau de Daphne. Si le rôle de Jack Lemmon semble moins complexe que celui de Tony Curtis sur le papier, il a pourtant été le plus difficile à travailler, car c’est sous les traits de Daphne que Jerry apparaît le plus souvent. S’appropriant tous les stéréotypes de la féminité, le personnage de Daphne a marqué les esprits autant que celui de Sugar Kane. Jack Lemmon a reçu pour ce rôle une nomination aux Oscars, le Golden Globe et le BAFTA. C’est à la suite de ce film que Jack Lemmon et Billy Wilder entameront leur longue collaboration, signant certaines des plus grandes comédies des années 60. (critique par Julie Anterrieu pour filmdeculte.com)
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Samedi 22 août à 20h30, nous vous invitons à découvrir Marilyn dans le western psychologique Rivière sans retour de Otto Preminger.
> La séance Étoiles hollywoodiennes : Marilyn Monroe :: Samedi 22 août à 20h30

 

Tarifs des projections cinéma :

4€ la séance
3€ la séance avec l’adhésion de soutien
2€ pour les enfants et séances du mercredi

adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

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