Le cinéma soviétique des années 60 :: Du mardi 30 juin au dimanche 05 juillet

Nous commencerons la semaine par un film emblématique du « cinéma du dégel » et longtemps censuré : Le bonheur d’Assia d’Andreï Konchalovsky. Le cycle se déroulera en présence d’Irina Tcherneva chercheuse et spécialiste du cinéma soviétique des années 60.

 

Du mardi 30 juin au dimanche 05 juillet
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Tarif unique : 4€ + adhésion annuelle à 5€
Tarif avec l’adhésion de soutien (20€/an) : 3€

Ouverture de la billetterie une heure avant chaque séance

Toutes les séances seront présentées par Irina Tcherneva, historienne de l’URSS, du cinéma et de l’industrie cinématographique soviétiques.
Irina travaille sur le cinéma de non-fiction entre 1948 et 1968, mais le champ de ses recherches recouvre la fiction soviétique à l’époque du « dégel » (1956-1964). Actuellement, elle fait des recherches sur les cinémas baltes entre 1939 et 1949 et sur le cinéma soviétique pendant la Deuxième Guerre mondiale.
>  A propos du cinéma du « dégel »

 

:: Mardi 30 juin à 20h30 et Dimanche 05 juillet à 18h30
Le bonheur d’Assia
Andreï Kontchalovsky – 1967, URSS, 1h40, version originale sous-titrée en français

Au rythme du quotidien, âpre et nonchalant, d’un Kolkhoze , un petit drame amoureux se noue autour de la blonde simplicité de la jeune Assia. Tourné avec une précision documentaire, le chef d’œuvre d’Andreï Kontchalovsky est emblématique du cinéma du « dégel » : il fut néanmoins jugé trop réaliste, et censuré par les autorités soviétiques jusqu’en 1988.

 

:: Mercredi 1er juillet à 16h00
Contes du temps perdu
Aleksandr Ptushko – 1964, Union soviétique, 1h20, version originale sous-titrée en français

Le jeune Petia Zubov, huit ans au compteur, a beau être un hardi pionnier de la riante U.R.S.S. et posséder un chien philosophe, c’est un sacré fainéant. Distrait et rêveur, il est en retard dès son réveil, et préfère s’imaginer sillonnant la savane africaine en scooter que de se préparer à aller à l’école. Au même moment, hélas pour Petia, le vieux sorcier Prokofi Prokofyevich prépare avec ses trois acolytes (en U.R.S.S. sorciers et sorcières vont en couple) un plan pour retrouver leur jeunesse passée : il suffit pour cela de récupérer le temps futilement perdu par les paresseux. Tous les quatre quittent donc leur foret magique, dont l’entrée est dissimulée dans le creux d’un arbre, pour se rendre à la ville voisine en autostop (oui, les temps sont durs pour les vieux magiciens). Une fois arrivés sur place, ils se mettent à courser discrètement de jeunes enfants en train de faire l’école buissonnière, la cible choisie par Prokofi Prokofyevich étant le petit Petia…

 

:: Jeudi 2 juillet à 20h30
Soirée documentaire

La mémoire de la terre
Gunars Piesis – 1965, Lettonie, 21 min, version originale sous-titrée en français
Portant sur les vieux cimetières de Riga qui risquent d’être effacés et transformés en parcs, le film a initialement pour objectif de sensibiliser l’opinion publique à la préservation de ces lieux de mémoire. Faisant appel à la mémoire locale, le documentaire comprend cependant des passages de chant folklorique, des rites d’enterrement et parle de la culture funéraire de la république à travers l’histoire de la révolution, la Seconde Guerre mondiale (dont la mémoire est multiple) et le présent.

511 meilleures photographies de Mars
Andress Sööt – 1968, Estonie, 14 min, version originale sous-titrée en français
Ce portrait d’un groupe de jeunes Estoniens traînant dans des cafés de Tallinn s’inspire de poèmes d’Arthur Alliksaar et de la littérature astronomique.

Le Manège
Boris Galanter – 1969, URSS, 19 min, version originale sous-titrée en français
Le manège est consacré à un mécanisme servant à dresser les chevaux dans un haras. Une vieille jument, qui avait maîtrisé le pas de course depuis bien longtemps, doit apprendre aux jeunes chevaux à marcher. Certains de ses élèves reçoivent des prix aux compétitions, et elle poursuit son labeur. La teneur métaphorique du film a valu son interdiction malgré ses qualités esthétiques incontestables.

Vivant
Ansis Epners – 1971, Lettonie, 10 min, version originale sous-titrée en français
Lhistoire d’Arnolds Cīrulis, rescapé d’une fusillade sous l’occupation nazie de 179 habitants de Džūkste le 14 octobre 1941. Le film identifie les victimes comme « des travailleurs soviétiques » et Cīrulis lui-même avait été secrétaire du comité exécutif de la ville. Suite à son sauvetage, il rejoint les partisans. Au moment du tournage, professeur d’histoire, Cīrulis présente l’histoire de la fusillade à ses élèves, en revenant sur le lieu de l’exécution. Il s’agit d’un véritable film d’expérimentation, dans le sens où Arnolds Cīrulis mène une reconstitution des faits avec ses élèves. Il leur fait suivre le même chemin dans la forêt, les met dans une situation où ils reproduisent les mêmes gestes que les personnes emprisonnées et vivent la même temporalité.

Moi et les autres
Feliks Sobolev – 1971, Union soviétique, 48 min, version originale sous-titrée en français
Ce documentaire est issu du travail de l’équipe du studio de Kiev avec la filiale ukrainienne de l’Académie des sciences. Evgenij Zagdanskij (scénariste des films documentaires et rédacteur en chef du studio) et Feliks Sobolev (réalisateur) mettent en place des expérimentations sociologiques, portant une attention particulière à la traduction du contenu scientifique en imageMoi et les autres montre comment et dans quelles conditions les individus abandonnent leur avis personnel.

 

:: Vendredi 3 juillet à 20h30
Andreï Roublev
Andreï Tarkovski – 1966, Union soviétique, 3h, version originale sous-titrée en français

Au début du XVe siècle, le moine Andrei Roublev, peintre d’icones, participe à la réalisation des grandes fresques de l’église de Vladimir, en compagnie du Maître Théophane le Grec. Les Tartares envahissent le pays et soumettent les habitants de Vladimir à d’hallucinantes cruautés. Pour sauver une jeune fille, Roublev tue un soldat. Le spectacle de ces cruautés l’amène à une réflexion douloureuse sur le rôle de l’art et de l’artiste. Il assiste ensuite à la fête érotique des adeptes de l’amour en liberté. Refusant les normes esthétiques de la religion officielle, il conteste la valeur d’un « Jugement dernier » apocalyptique présidé par un Dieu vengeur et fait vœu de silence.

Samuel Blumenfeld : « Ce film épique raconte la vie, sur un mode largement fictionnel, d’Andreï Roublev (né en 1360 et mort en 1430), le plus grand peintre d’icônes de l’histoire de la Russie. C’est aussi la première, et peut-être la seule production soviétique, qui donne un rôle aussi central à l’artiste et pose le christianisme comme un élément constitutif de l’identité russe.

 

:: Samedi 4 juillet à 20h30
La planète des tempêtes
Pavel Klushantsev – 1962, Union soviétique, 1h12, version originale sous-titrée en français

Trois vaisseaux spatiaux quittent la Russie à destination de Vénus. A l’approche de la planète, un vaisseau est détruit, un autre reste en orbite, et le dernier parvient à se poser. Les cosmonautes, parmi lesquels un Américain et son robot «John», partent explorer la planète. Alors qu’ils rencontrent d’étranges et inquiétantes créatures, un volcan entre en éruption…

Stanley Kubrick avoua lui-même que sans Pavel Klushantsev, 2001 n’aurai pas été le même.

 

:: Les semaines précédentes du cycle « Le cinéma soviétique des années 60 »
> Le cinéma soviétique des années 60 :: Samedi 21mars
> Le cinéma soviétique des années 60 :: Du mardi 21 au samedi 25 avril
> Le cinéma soviétique des années 60 :: Du mardi 19 au samedi 23 mai

 

> Voir toutes les projections au Videodrome 2

 

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