Vive le cinématographe ! par les éditions Al Dante :: Du vendredi 29 au dimanche 31 mai


Rudolf di Stefano est un cinéaste français, co-fondateur du Dojo cinéma, et instigateur de soirées Qui vive ! au ciné 104, à Pantin. Il vient de publier Vive le cinématographe ! aux éditions Al Dante (ouvrage disponible au Videodrome 2).
Cet ouvrage est un travail de montage et d’exploration de propos de Robert Bresson, Jean-Luc Godard, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet. Il se présente comme un manuel de combat, pour accompagner les prises de décisions qui prévalent à la création cinématographique. Enfin, de certaines créations cinématographiques, celles qui ont foi dans la poésie, celles qui ont foi dans la singularité du cinématographe pour exprimer de la pensée.
Autour de la parution de cet ouvrage Les Variétés, Manifesten et Videodrome 2 proposent une programmation circulant autour des quatre figures du livre : les 3 derniers longs métrages (L’argent, Adieu au langage et Kommunisten) de ces derniers seront projetés.
Rudolf di Stefano, Jean Marie Gleize, Eric Pellet, Jacques-Henri Michot, Jérémy Gravayat… sont invités pour présenter leurs travaux : films, pièces radiophoniques, lectures performances…constellant ainsi la conception d’un certain cinéma incarnée par ces quatre créateurs.

Vive le cinématographe !
Du vendredi 29 au dimanche 31 mai
Videodrome 2
, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

:: Vendredi 29 mai à 19h
entrée en libre accès (sauf pour la séance de 21h00 : 4€ + adhésion annuelle à 5€)

19h
Scénario d’un film à venir
film de Sol Suffern-Quirno et Rudolf di Stefano
Le fiancé, la comédienne et le maquereau
film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

20h
Hymne à l’Europe universelle (sic)
performance de Florence Pazzottu et Giney Ayme

21h
L’argent
film de Robert Bresson – 1983, 1h25

Inspiré de la nouvelle Le faux coupon, de Léon Tolstoï, L’argent est une parabole sur l’injustice et ses conséquences. Yvon est accusé à tort d’écouler des faux billets. Il est puni, mais sa peine est telle que progressivement, le monde va s’effondrer pour lui, et il va chuter dans le néant de la violence. Chaque plan de ce film laisse une trace indélébile dans celui qui le voit.

:: Samedi 30 mai à 18h
entrée en libre accès (sauf pour la séance de 21h00 : 4€ + adhésion annuelle à 5€)

17h
En montrant Umiliati
atelier de création radiophonique de Eric Pellet

18h
Maher Mohamed Younes
lecture de Jean-Philippe Cazier

18h30
À l’intérieur de moi entier
voix-image-son de Jean-Marie Gleize et Eric Pellet
Nouvelle vague Godard / Badiou
film de Sol Suffern-Quirno et Rudolf di Stefano

20h
Le livre des cabanes
lecture de Jean-Marie Gleize

21h
Lettre à Godard
film du Dojo cinéma
Adieu au langage
film de Jean-Luc Godard – 2014, 1h10 – en 3D
Celui qui disait dans JLG/JLG (1995) : « J’habite dans le langage et je ne peux me taire » propose vingt ans plus tard Adieu au langage. Mais comme Godard l’a souvent dit, « Adieu », dans le patois du canton où il vit, signifie aussi « Salut ». Adieu au langage, donc, pour l’homme déjà vieux, qui filme et pense encore ce qu’est le lien amoureux entre l’homme et la femme, ce qui se construit du monde dans nos propos, dans l’intimité de notre humanité, dans l’amour et la présence de l’animal, aussi.
Certains se disent irrités par le travail de Godard, sa prétendue opacité. Mais là, à n’en pas douter, Adieu au langage est un film lumineux. La société nationale américaine des critiques de films, qu’on ne peut guère taxer d’avant-gardisme snob, a décerné son prix du meilleur film 2015 à Adieu au langage. Et l’usage du relief (3D) est absolument prodigieux.

:: Dimanche 31 mai à 18h
entrée en libre accès (sauf pour la séance de 20h00 : 4€ + adhésion annuelle à 5€)

18h
Screwball
lecture performée de Anne Kawala

18h30
Que sais-je ?
Planches, clous, marteaux
films de Jérémy Gravayat

19h
Un ABC de la barbarie
lecture de Jacques-Henri Michot
Débruit
film de Jacques-Henri Michot et Nathalie Six

20h
Vies parallèles
film de Sol Suffern-Quirno et Rudolf di Stefano – 2013, 1h30
Le point de départ du film est un fragment des Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau, le point d’arrivée est constitué de quelques planches tirées d’un des derniers herbiers fabriqués par lui. Deux documents uniques, qui ont été par leur production même, le moyen pour Rousseau d’échapper à l’emprise sociale qui l’oppressait.  La question se pose : comment aller d’un point à un autre, comment franchir cet espace, comment faire un film sans que, chemin faisant, sa construction n’annule ce vide, sans que ces deux extraordinaires instruments de libération ne deviennent inopérants. Ce film laisse en son sein la place à une aventure. Une aventure faite de tranches de vie, de vies réelles, de vies écrites, de vies parallèles, de vies insignifiantes, celle d’Héloïse, une jeune femme comme une autre qui se débat dans le monde actuel et celles de deux écritures autobiographiques contemporaines, l’une de Christian Prigent et l’autre de Tarkos.

22h
Pot de finissage

Créées en 1994, les éditions Al Dante œuvrent à faire sortir de la marge les écritures les plus contemporaines. Cultivant l’exigence, sous toutes ses formes, comme une nécessité, Al Dante publie des livres – poésie, proses poétiques et expérimentales, essais théoriques, catalogues et publications d’artistes, anthologies, revues –, mais également des CD (poésie sonore, musique), des DVD, des journaux, participe à et organise des manifestations – lectures, performances, colloques, expositions…
Ce travail de mise au jour n’obéit à aucun courant ni à aucun mouvement, il ne suit ni ne cherche à initier aucune mode. Ce qu’opèrent les éditions Al Dante, c’est l’ouverture d’un champ, la création d’un espace de pensée, d’expérimentation et de confrontation publiques : un travail de décloisonnement qui cherche à mettre en faillite l’intellectualisme pédant comme l’abrutissement de masse, par la mise en action d’une pensée critique.

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