Un sort pour éloigner les ténèbres :: Avant-première Vendredi 3 avril à 20h


Un sort pour éloigner les ténèbres, actuellement au cinéma dans plusieurs villes de France, est un documentaire de création de Ben Rivers et Ben Russell. Cette projection au Videodrome 2 est la première à Marseille.

Vendredi 3 avril à 20h00
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan
Tarif unique : 4€ + adhésion annuelle à 5€
Tarif avec l’adhésion de soutien (20€/an) : 3€
Ouverture de la billetterie à 19h

Un sort pour éloigner les ténèbres
Ben Rivers
et Ben Russell – 2015, 1h38

Un homme intègre une communauté libertaire dans une petite île d’Estonie. Il s’isole ensuite en pleine Finlande septentrionale où il décide de vivre en ermite. Et devient enfin le chanteur d’un groupe de black-métal néo-païen en Norvège. Une expérience utopique, sonique et transcendante sur les trois moments de la vie d’un homme.

Ben Rivers
Né en 1972, vivant et travaillant à Londres, Ben Rivers est un artiste britannique salué dans son pays et récompensé dans de nombreux festivals internationaux.
Son travail repose principalement sur la production de films, qu’il donne parfois à voir sous forme d’installations. L’artiste tourne avec une caméra mécanique 16mm Bolex, utilisant principalement la pellicule noir et blanc qu’il traite artisanalement dans son atelier-laboratoire, mais également la couleur. Cette manipulation chimique soumise au hasard donne une qualité et une profondeur particulières à ses images. La démarche solitaire de Ben Rivers, en dehors des modes conventionnels de production cinématographique, implique une économie où l’artiste est tout à la fois réalisateur, cameraman, laborantin, monteur, c’est-à-dire un engagement fort et une maîtrise de l’ensemble du processus de création. Ses sujets de prédilection sont les zones en marge de la civilisation contemporaine, les mondes clos ou préservés, et les individus qui parfois les habitent. A la lisière du documentaire et de l’ethnographie, Ben Rivers emprunte une voie toute personnelle, plus picturale que narrative. Il est au cœur des enjeux contemporains où l’on constate l’émergence sensible d’une approche documentaire expérimentale qui se nourrit d’apports artistiques multiples, puisant à la source de la fiction et d’une vision subjective : une forme hybride qui se déplace de la traditionnelle salle de cinéma ou de l’écran de télévision pour s’exposer dans les centres d’art.

Ben Russell
Né à Chicago (États-Unis) en 1976. Vit et travaille à Chicago.
Ben Russell est un cinéaste expérimental, photographe itinérant et commissaire d’expositions. Il reçoit un Guggenheim Award en 2008, bien qu’il est commencé à programmer des films et des performances bien plus tôt dans le circuit indépendant. Il a réalisé une série de films qu’il présente volontiers comme des ethnographies expérimentales. Ils ont fait l’objet d’expositions et de projections dans des lieux aussi divers que le MOMA, le festival du film de Rotterdam, un monastère belge du dix-septième siècle, un poste de police ou des squats punks. Il dirige un artist-run-space à son domicile qui porte son nom propre et dont le titre de chaque exposition offre une modulation sur ce même nom.
> Lire l’article de la Gaîté Lyrique : Ben Russell parle des films qui l’ont marqué


Un sort pour éloigner les ténèbres
était présenté au FidLab à Marseille en 2010, voici les mots du Festival International de Cinéma (FID) pour présenter le film en production :
« De la remise au goût du jour des mythes païens à l’échec de la vie en communauté, des festivals de heavy metal aux ermites de l’Arctique, de l’éternelle «magic hour» aux aurores boréales, A spell to ward off the darkness est une quête des possibilités d’existence spirituelle au sein d’une culture occidentale toujours plus séculaire. Ethnographie participative au meilleur sens du terme, A Spell chorégraphie les actions de non-acteurs au milieu de paysages scandinaves réels cherchant ainsi à obtenir un témoignage hybride du passé, du présent et du futur. C’est une archive d’expérience proposant la croyance en la transcendance comme issue viable au fait de vivre dans ce présent.
Entièrement tourné au crépuscule et en Super-16, cette œuvre est née de la collaboration entre deux jeunes artistes de cinéma largement primés : Ben Rivers (Royaume Uni) et Ben Russel (Etats-Unis).
Grâce à cette combinaison de sensibilités artistiques puisant dans le cinéma d’auteur et les films d’horreur côté Rivers et dans l’art conceptuel et l’éthno-fiction à la Rouch côté Russell, ce film en trois parties représente la prochaine étape logique pour les deux Ben. De fait, leurs intérêts convergent depuis un certain temps et c’est avec A Spell que leur deux approches distinctes du cinéma visionnaire se rejoignent enfin. »

> Gagner des places pour la séance avec le Waaw

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