Les films primés au Festival RISC 2014 :: Mardi 10 mars à 20h

Videodrome 2 invite l’association Polly Maggoo pour une soirée spéciale films primés de la 8e édition des Rencontres Internationales Sciences & Cinémas (RISC)

Mardi 10 mars à 20h
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
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Tarif unique : 4 €
Ouverture de la billetterie à 19h

Les films primés de la soirée :
TEHRAN-GELES d’Arash Nassiri
France, expérimental, 2014, 18min, prod. Le Fresnoy
LA NUIT QU’ON SUPPOSE de Benjamin d’Aoust
Belgique, documentaire, 2013, 1h13, prod. Hélicotronc

 

:: TEHRAN-GELES d’Arash Nassiri
France, expérimental, 2014, 18min, prod. Le Fresnoy

Les enseignes nocturnes de Téhéran sont incrustées sur des images aériennes de Los-Angeles. Durant ce vol, des enregistrements téléphoniques nous racontent des souvenirs qui ont eu lieu à Téhéran. Ces histoires nous renvoient au passé de cette ville.
Dans les années 70 et 80, la réalité de la vie américaine était projetée sur le tissu social et urbain de la ville. La musique, les vêtements, les voitures, boulevards et autoroutes faisaient écho à ce mode de vie. Avec la révolution cette période s’est terminée.
A la manière du cinéma de science-fiction, où le présent d’une ville est projeté dans le futur, cette vidéo projette le passé de Téhéran dans le présent, en utilisant Los Angeles comme décor.
Grand-Prix art vidéo au festival Côté Court Pantin 2014 ; Prix des Amis du Fresnoy 2014
Le mot du Jury :
“Les membres du jury ont décidé d’attribuer le prix du court-métrage des 8e Rencontres Internationales Sciences et Cinémas au film Tehran-Geles d’Arash Nassiri. Nous avons été particulièrement saisis par le sentiment d’étrangeté qui émane du travail sur l’image, de la qualité de la bande son et du rythme hypnotique du film. Il suscite une réflexion qui traverse les sciences et les arts sur les sentiments ambivalents reliés à l’expérience de la mondialisation.”Autour du film :
En écho aux écritures publicitaires, les voix enregistrées depuis skype témoignent du passé de Téhéran. La production de Tehran-Geles a elle-même produit des « migrations » audiovisuelles : les séquences aériennes tournées à Los Angeles et téléchargées par internet, les enseignes lumineuses filmées à Téhéran avant d’être transportées par avion vers la France dans un disque-dur. Les témoignages d’immigrés ont quant à eux été enregistrés par skype au rythme des décalages horaires.

Né en 1986 à Téhéran, Iran, Arash Nassiri vit et travaille à Paris. Diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2012, Arash a poursuivit sa formation au sein du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains. La formation d’Arash inclus également l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris ainsi que l’Université des Arts de Berlin, où il a séjourné en 2010. Le travail d’Arash a été montré dans des expositions et festivals en France et à l’étranger, dont la Galerie du Crous en 2011, les expositions Panorama en 2013 ainsi qu’à la Biennale d’Architecture de Venise lors de l’exposition « De l’objet à la ville » organisée par les Arts Décoratifs de Paris en 2010.

 

:: LA NUIT QU’ON SUPPOSE de Benjamin d’Aoust
Belgique, documentaire, 2013, 1h13, prod. Hélicotronc

À quoi ressemble le monde pour ceux qui ne le voient plus ? Qu’y a-t-il dans cette nuit sans fond que l’on imagine tous ? Brigitte, Danielle, Hedwige, Bertrand & Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. En explorant leurs univers, le film pose la question du regard et du lien que nous établissons avec nos sens, le monde et les autres.
Nommé pour les Trophées Francophones du Cinéma 2014 Docville – Leuven 2014 ; Magritte 2014 du Meilleur documentaire
Le mot du Jury :
“Les membres du jury ont décidé à l’unanimité d’attribuer le prix du long-métrage des 8e Rencontres Internationales Sciences et Cinémas au film La Nuit qu’on suppose de Benjamin d’Aoust. Ce film nous a particulièrement touché par la finesse de la réflexion portée par les non-voyants sur le visible et par la manière dont le cinéaste questionne ses propres outils au contact de ces personnages. Ce geste nous révèle une zone de rencontre entre les sciences et les arts.”

Autour du film :
« Après son premier film Mur au sein duquel le jeune protagoniste, confronté à un trou d’où proviennent des sons, doit accepter l’idée qu’il ne maîtrise pas l’entièreté de son espace visuel, Benjamin d’Aoust avait envie d’écrire un film qui quelque part entrerait dans ce trou noir. Il avait en tête une fiction sur quelqu’un qui n’aurait jamais vu ou qui recouvrirait la vue. Au fil de ses recherches, il a découvert le travail de Sophie Calle avec des aveugles. Il en a tiré un principe : associer des visages, l’expression verbale de leurs expériences sensibles et de leurs rapports au monde, et chercher à évoquer leurs univers à travers le prisme cinématographique. Les bases de La Nuit qu’on suppose étaient là. « En cours d’écriture », explique-t-il, « je me suis dit qu’il fallait garder ce principe esthétique « visages, mots, évocations » mais essayer de chercher dans leurs univers comment ils nourrissaient sensoriellement leur monde mental. Filmer leurs mains, leurs oreilles, leurs corps dans l’espace… afin de retranscrire leurs perceptions qui sont très différentes les unes des autres » (Nicolas Gilson).

Né à Bruxelles en 1979, Benjamin d’Aoust suit des études de journalisme puis d’analyse et d’écriture de scénario (ELICIT) à l’Université Libre de Bruxelles. Depuis lors, il participe à différents projets cinématographiques et télévisuels en tant que scénariste, assistant réalisateur, monteur… En parallèle il collabore à un webzine francophone en tant que critique de cinéma et anime un atelier de montage audiovisuel. En 2006, il réalise Mur son premier court-métrage de cinéma qui fait le tour du monde des festivals et obtient de nombreux prix.

 

Cette projection marque le début d’un partenariat entre Videodrome 2 et l’association Polly Maggoo qui vous proposeront des séances régulières les mardi soir tout au long de l’année.

Fondée en 1993 à Marseille, l’association Polly Maggoo a pour ambition de créer des rencontres entre des cinémas pluriels et un large public. Depuis l’origine, son exigence a été de proposer des espaces de visibilité à des programmations de films et de vidéos contemporains trouvant difficilement leur place dans les circuits traditionnels de diffusion.

À partir de 2002, elle a développé des projections thématiques autour des sciences.

Les diversités de productions cinématographiques mêlant tous les genres (documentaire, art vidéo, expérimental, essai, animation, fiction) et tous supports, sont autant de possibilités permettant de créer un dialogue entre le cinéma et l’univers des sciences, considérées comme un domaine de création.

Le temps fort du festival RISC (Rencontres Internationales Sciences et Cinémas), organisé chaque année en automne depuis 2006, est un écrin singulier où se déroulent ces relations toujours nouvelles entre les sciences dans leur grande diversité et le cinéma comme art.
Une quinzaine de séances en direction du grand et jeune public, des séances scolaires (collèges, lycées) se déroulent dans différents lieux du centre ville de Marseille (Maison de la Région, BMVR Alcazar, Cinéma Les Variétés, Cinéma Le Prado, Museum d’Histoire Naturelle et Musée d’Histoire de Marseille).
Le festival RISC accorde une grande importance aux rencontres entre cinéastes et
scientifiques/chercheurs invités à échanger avec le public après chaque projection.

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