Le coffret dvd R. W. Fassbinder (partie 3) :: Dans nos bacs vente

:: Coffret Collection R.W Fassbinder – partie 3 (5 dvd)
Rainer Werner Fassbinder, Allemagne, éditions Carlotta

 

DVD 1 :
Le Soldat Américain, 1970, 80 min

+ Fassbinder à Hollywood (50 min)
Un documentaire de Robert Fischer, co-écrit avec l’acteur Ulli Lommel, évoquant la fascination de Fassbinder pour Hollywood.
+ Le clochard (12 min)
Un court-métrage de R.W. Fassbinder

Le Soldat américain est parsemé de citations hollywoodiennes, surtout des œuvres de Raoul Walsh et de John Huston. Il montre la violence régie par l’État comme plus ambiguë et plus excessive encore que celle des gangsters eux-mêmes. Mais comme le dira lui-même Fassbinder : « Au bout du compte, les deux font leur métier, un sale métier ».

DVD 2 :
L’amour est plus froid que la mort, 1969, 86 min

+ Life, Love and Celluloïd (90 min)
Un documentaire de Juliane Lorenz (monteuse et dernière femme de Fassbinder, directrice de la fondation R.W. Fassbinder)

Premier film de long-métrage pour Fassbinder, L’amour est plus froid que la mort explore, à la manière des films noirs américains, les relations conflictuelles d’un triangle amoureux fondé sur une hypothétique confiance. Hanna Schygulla, lumineuse, incarne à la perfection la femme fatale, icône indispensable au genre représenté.

DVD 3 :
Roulette Chinoise, 1976, 82 min

+ Rollenspiele – Frauen Über Fassbinder (59 min)
Un documentaire de Thomas Honickel avec les témoignages de Margit Carstensen, Irm Hermann et Hanna Schygulla
+ Bande-annonce originale

Autour d’une enfant handicapée et de sa famille, Fassbinder dresse le portrait d’une société Allemande en pleine perdition. L’absence d’amour et de dévotion des parents face à l’infirmité d’Angela n’est qu’un prétexte pour excuser leur existence morose et sans avenir. Roulette Chinoise est une œuvre âpre et cynique d’une effrayante justesse.

DVD 4 :
Prenez garde à la sainte putain, 1970, 99 min

+ Rainer Werner Fassbinder, 1977 (30 min). Deux entretiens avec le cinéaste, réalisés en 1977 par Florian Hopf, et montés en 1996 par Maximiliane Mainka
+ Bande-annonce originale
Réflexion sur le cinéma (la « putain » du film) sur la captation du réel et sur l’inconscient du spectateur, Prenez garde à la sainte putain est un métafilm, au même titre que Le Secret de Veronika Voss. Largement comparable au 8 et demi de Fellini, il est également perçu comme celui ayant fait basculer de manière radicale la carrière de Fassbinder.

DVD 5 :
Le rôti de Satan, 1976, 106 min

+ Rio Das Mortes, 1971, 86 min
Un film de R.W. Fassbinder avec Hanna Schygulla, Michael König
+ Bande-annonce originale

Le rôti de Satan est sans aucun doute le plus cynique, le plus drôle et le plus impertinent des films de Fassbinder. Autour d’un homme rêvant de poésie et plus que tout de reconnaissance, le cinéaste allemand bâtit une comédie noire sur l’artiste face au culte de l’individualisme. En se jouant de Stefan George, poète homosexuel du XIXe siècle, Fassbinder révèle un sens inouï de l’autodérision.

 

Rainer Werner Fassbinder

Né à Munich en 1945, R.W. Fassbinder grandit seul avec sa mère dans l’Allemagne d’après guerre.
Bien que passionné de cinéma, il s’intéresse d’abord au théâtre et fonde sa propre compagnie, l’Anti Teater, après une première expérience infructueuse. C’est avec cette troupe qu’il réalise ses deux premiers films en 1969. Dans les années 1970, il alterne frénétiquement les productions pour le cinéma, le théâtre et la télévision.
De 1978 à 1982, il tourne les films qui connaissent le plus grand succès : Le Mariage de Maria Braun en 1978, Lola, une femme allemande en 1981 et Le Secret de Veronika Voss en 1982 qui obtient l’Ours d’or au festival de Berlin.

En l’espace de treize années, il est l’auteur d’une quarantaine de films pour la télévision et le cinéma.
Inspirée par l’œuvre de Douglas Sirk, sa production explore essentiellement tous les aspects du mélodrame imprégné de l’Allemagne post-hitlérienne et américanisée des années 1950. Il demeure l’un des plus grands réalisateurs allemands et sa disparition est souvent assimilée à la fin du Nouveau Cinéma allemand.

En 1980, il adapte Berlin Alexanderplatz pour la télévision, une œuvre hors normes qui apparaît déjà comme l’aboutissement de sa carrière.

Librairie Videodrome 2
mardi au dimanche 15h-22h
49 Cours Julien 13006 Marseille > Voir le plan

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